Harlem Désir

Député Européen / Secrétaire National du PS

Les “mensonges” de l’UMP sur le PS signe d’une majorité “sans cap”

Posté le Mardi 31 août 2010

PARIS, 31 août 2010 (AFP) - Le numéro 2 du PS, Harlem Désir, a jugé mardi que les “anathèmes” et “mensonges” de l’UMP sur le PS formulés mardi lors du campus UMP à Port-Marly étaient le signe d’une “crise profonde de la majorité”.
“Quand le gouvernement et l’UMP passent plus de temps à critiquer le Parti socialiste qu’à agir pour les Français et apporter des réponses aux difficultés auxquelles le pays est confronté, c’est le signe d’une crise profonde de la majorité”, a déclaré à l’AFP l’eurodéputé.
“La majorité et le gouvernement sont aujourd’hui sans cap et c’est nous qui sommes crédibles ce que, visiblement, ils redoutent”, a-t-il ajouté.
“Devant tant d’anathèmes, de contre-vérités, de mensonges, nous avons décidé de ne pas perdre notre temps à répondre. Nous parlons aux Français pour faire des propositions et présenter une nouvelle perspective au pays”, a-t-il assuré.
Le secrétaire général de l’UMP, Xavier Bertrand, a accusé la numéro 1 du PS, Martine Aubry, d’être “responsable de (la) surenchère inacceptable dans le débat démocratique”, à propos de la politique sécuritaire du gouvernement.
“M. Bertrand fait porter la responsabilité de la surenchère sécuritaire à Martine Aubry. Il faut le dire au pape, à l’ONU et aux anciens Premiers ministres UMP qui se sont eux-mêmes démarqués du président de la République et de ses dérapages!”, a-t-il ironisé.
“Tout ça est grotesque et pas à la hauteur de la situation de ce pays en cette rentrée”, a ajouté M. Désir, pour qui l’ambiance de ce campus UMP était “sinistre, de fin de règne et de déchirements”.

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Plénière “Le monde dans 20 ans : coopération contre compétition”

Posté le Lundi 30 août 2010

Harlem Désir a co-animé la plénière “Le monde dans ving ans : coopération contre compétition” à l’Université d’été de la Rochelle.

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Quand la France est malade de son président…

Posté le Mercredi 25 août 2010

Un profond sentiment de malaise plane sur cette rentrée :la France est malade de son Président. Le malaise dépasse les clivages habituels, se répand jusque dans les rangs de l’UMP et atteint maintenant le sommet de l’Etat puisque même le Premier ministre ressent le besoin de se démarquer.

Nicolas Sarkozy fait souffler un vent mauvais sur le pays. A force d’exploitation des peurs, de stigmatisation et d’amalgames, il divise, provoque et altère l’image de la France à l’étranger. Les Français ne s’y reconnaissent plus et n’en peuvent plus.

Nicolas Sarkozy était déjà le Président de l’injustice fiscale, de l’inégalité sociale, de l’impuissance économique, il est devenu le Président de la faillite sécuritaire et désormais son quinquennat risque d’être frappé du sceau du déshonneur.

Confronté à l’accumulation vertigineuse de ses échecs et au désaveu des Français, Nicolas Sarkozy semble pris dans un jusqu’au boutisme et une fuite en avant qui mettent la France à bout de nerfs en attisant les haines, la xénophobie et la défiance de tous contre tous.

Il dégrade la France, et du Pape au Conseil de l’Europe, de l’ONU au New York Times, des voix s’élèvent partout pour rappeler à ses propres valeurs de tolérance le pays qui était jusqu’alors le berceau des droits de l’Homme.

Il malmène la France lorsqu’il mine la cohésion nationale en dressant les Français les uns contre les autres selon leurs origines, en ethnicisant la question de l’insécurité, en attaquant violemment les Roms et les étrangers.

La gauche a eu raison de ne pas céder aux coups de menton du Chef de l’Etat, à ses provocations, à son attitude de plus en plus instable et brutale et à ses tentatives désespérées d’engager des polémiques stériles.

Depuis 2002, Nicolas Sarkozy a failli face à l’insécurité, dont il n’a su faire que l’enjeu de petits calculs électoraux. Les déclarations martiales ne dissimulent plus son incapacité à juguler l’insécurité sur le terrain. Et la tartufferie éclate au grand jour lorsqu’il envoie des chèques de 30 millions d’euros à des privilégiés avec le bouclier fiscal, et de l’autre supprime des forces de police dans les quartiers.

Cette politique est incohérente: la dérive morale et la surenchère des attaques du Président et de ses ministres contre les valeurs de la République ne créent que du trouble.

Le PS, lui, veut garantir avec fermeté la sécurité partout et pour tous.

Sur la sécurité, comme sur la croissance, l’emploi, la fiscalité, les services publics et les retraites, la gauche sera un remède au sarkozysme pour que les problèmes soient traités et non exploités et que la France ne soit plus malade de son président : nous protégerons et réconcilierons les Français.

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Discours de Grenoble de Nicolas Sarkozy et réactions UMP : une flétrissure pour la République

Posté le Lundi 2 août 2010

Le discours du Président de la République à Grenoble, distinguant les Français selon leur origine et proposant que certains d’entre eux, d’origine étrangère, relèvent à l’avenir d’un droit séparé, fait mal à la France.

Ces propos ne sont pas seulement une humiliation pour nos millions de compatriotes issus de l’immigration, traités comme des citoyens de seconde catégorie, ils marquent également une rupture avec l’histoire et le pacte républicains.

Nicolas Sarkozy a fait le choix délibéré de diviser les Français en fonction de leurs origines, de mettre à bas la conception républicaine de la nation, d’attaquer avec une violence inédite notre système d’intégration par la nationalité et la citoyenneté, et d’ériger l’immigration et les Français qui en sont issue en bouc-émissaires des maux de notre société. Jamais un Président français n’avait tenu un tel discours de division ethnique de la Nation aussi radicalement contraire aux valeurs constantes de la République française depuis sa fondation.

Ces déclarations flétrissent la République et mettent en cause l’unité de la nation, dont le Président est censé être le premier garant.

La concurrence désormais ouverte avec le Front National conduit Nicolas Sarkozy à sombrer dans le pire des registres : le populisme le plus brutal et le plus nauséabond.

On ne peut accepter que le prix à payer pour 2 ans de campagne présidentielle d’un Chef de l’Etat rejeté par les Français soit la mise en danger de 200 ans de conquêtes et d’héritage de la République.

Ces dérives sont indignes et ne règlent en rien les problèmes d’insécurité. Nicolas Sarkozy, incapable d’oeuvrer à la sécurité des Français depuis 2002, restera le président de la faillite contre l’insécurité, mais aussi de l’affrontement entre les citoyens qu’il tente d’opposer les uns aux autres.

Je demande à l’UMP de cesser sa surenchère et ses dérapages insupportables, qui ne sont que des contre-feux indignes et dangereux pour faire oublier l’Affaire Woerth-Bettencourt, l’impopularité de la réforme injuste des retraites et l’échec de Nicolas Sarkozy contre l’insécurité.

Dans sa dérive, est ce que le Président va distinguer les athlètes qui ont fait briller la France aux championnats de Barcelone selon leurs origines ? Les jeunes Français issus de l’immigration qui viennent de faire rayonner la France aiment-ils moins notre pays que les autres Français, comme il l’a affirmé à Grenoble ? Ou faut-il être au moins champion d’Europe pour mériter d’être pleinement Français aux yeux de Nicolas Sarkozy ?

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Woerth/Bettencourt: Harlem Désir (PS) demande à Sarkozy d’”aider à découvrir la vérité”

Posté le Mercredi 21 juillet 2010

PARIS, 20 juillet 2010 (AFP) - Harlem Désir, numéro deux du PS, a estimé mardi qu’Eric Woerth avait “menti” sur plusieurs faits dans l’affaire Bettencourt et demandé au président Nicolas Sarkozy d’”aider le pays à découvrir la vérité”, plutôt que de “couvrir” son ministre.
“Nous voulons que la vérité soit établie. Il s’avère qu’il y a été fait obstacle puisqu’il est déjà prouvé que, sur plusieurs points extrêmement importants, le ministre a menti. Ce n’est pas acceptable”, a-t-il déclaré sur Europe 1.
Sur le soutien de Nicolas Sarkozy à Eric Woerth, Harlem Désir “constate que pour les cigares de M. Blanc, les avions de M. Joyandet et le permis de construire, il a été demandé à ces ministres de quitter le gouvernement, et que de l’autre côté, pour M. Woerth, pour des faits extrêmement graves pour lesquels il est mis en cause, il est couvert”.
“Ce que l’on demande au président de la République et au Premier ministre, ce n’est pas de couvrir, mais d’aider le pays à découvrir la vérité”, a-t-il lancé. M. Woerth doit-il démissionner? “Il faut que toute la vérité soit connue. C’est au président de la République de tirer toutes les conséquences des révélations”.
Alors qu’on le relançait pour connaître “son opinion personnelle”, l’eurodéputé a affirmé: “Mon opinion à moi, c’est que dans tous les pays démocratiques de l’Union européenne que je connais, une telle situation n’est pas tenable”.
M. Désir a fait valoir que “dans cette affaire que M. Woerth avait menti.  Il avait dit qu’il ne s’était pas du tout mêlé de l’embauche de sa femme. Il est avéré aujourd’hui qu’il en a parlé avec de M. de Maistre”, gestionnaire de fortune de Liliane Bettencourt.
“Il avait dit qu’il n’était pas intervenu dans l’attribution de la Légion d’honneur à M. de Maistre. Il s’avère qu’il est intervenu”, a-t-il ajouté notamment.
“Sur plusieurs éléments, il est avéré que M. Woerth a menti, la légitimité de notre demande qu’il y ait une enquête indépendante est encore plus grande”, a-t-il fait valoir, rappelant que le PS avait déjà exprimé le voeu qu’un juge d’instruction soit chargé de l’enquête.
cp/mad/ds

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