Harlem Désir

Secrétaire national à la Coordination / Député européen

«Une rénovation de la cave au grenier» (20 mn)

Posté le Vendredi 2 juillet 2010

Demain, la convention nationale du Parti socialiste entérinera la version définitive du texte de la rénovation. A cette occasion, 20 Minutes a interrogé Harlem Désir, numéro  deux du parti.
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Que va-t-il se passer demain ?
Pendant que la droite est empêtrée dans la confusion des genres entre les milieux d’affaires et les ministres, le PS élabore des réponses et un nouveau modèle de société qui soit juste.
Après le vote des militants, très majoritaire, nous allons examiner les amendements adoptés, pour préciser un certain nombre de modalités comme la mise en Å“uvre des primaires, le non-cumul des mandats, la parité, la diversité. C’est une grande rénovation, de la cave au grenier, et on invite tous les Français à venir dans cette grande maison.

On évoque une désignation jouée d’avance aux primaires …
Il y aura une pluralité de candidatures aux primaires mais il n’y a pas de fatalité à ce que les primaires tournent au jeu de massacre ; ce doit être un mouvement de rassemblement. Il est normal que les responsables, candidats potentiels, se parlent entre eux et réfléchissent à celui ou celle qui leur semblera avoir le plus de chances de gagner. Mais à la fin, ce sont les citoyens souhaitant participer aux primaires qui choisiront.

Le PS a toujours eu besoin de se transformer pour gagner  ?
A Epinay en 1971, c’est en se rénovant profondément pour passer de la vieille SFIO au nouveau PS autour de François Mitterrand que les socialistes ont permis la rencontre de la gauche avec la France. Aujourd’hui, c’est en faisant du PS un lieu vivant de mobilisation et de débat, en donnant envie au citoyen de s’identifier que nous lui donnerons le plus de chances de l’emporter en 2012.

Dans l’affaire Woerth, le PS reste mesuré. Pourquoi ne pas demander sa démission  ?
Nous voulons que la vérité éclate, On apprend maintenant que M. Woerth a reçu des dons pour son parti et qu’il a dîné avec Mme Bettencourt dans le même temps où il devait la contrôler. Dans n’importe quel pays, on en aurait tiré les conséquences. Un ministre du Budget n’a pas à recevoir des dons d’une milliardaire qu’il est censé contrôler. Ce qui écÅ“ure les citoyens, c’est d’apprendre comment certains membres du gouvernement se sont comportés. Au Président d’en tirer les conséquences pour ne pas faire le lit du populisme.

Recueilli par Ingrid Gallou

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