Harlem Désir

Premier secrétaire du Parti socialiste / Député européen

Soutien à Jalal Ben Brick

Posté le Mercredi 17 mai 2000 |

ASSOCIATED PRESS / Mardi 16 mai 2000 / Liberté provisoire pour Jalal Tunisie: vers l’apaisement dans l’affaire Ben Brick?L’affaire Ben Brick a connu un développement interprété comme une volonté d’apaisement, hier, avec la remise en liberté provisoire de Jalal Ben Brick, frère du journaliste Taouffik Ben Brik qui a défrayé la chronique par une grève de la faim ces dernières semaines. La cour d’appel de Tunis donnera son prononcé du jugement le 18 mai. Dans le même temps à Paris, Taouffik Ben Brik mettait fin à sa grève de la faim entamée le 3 avril pour protester contre le régime du président Zine El Abidine Ben Ali.

Des applaudissements ont accueilli l’annonce de la décision judiciaire parmi les membres de sa famille et les organisations non gouvernementales présentes. Les avocats de la défense ont mis l’accent sur la dimension politique du procès: à savoir que Jalal Ben Brik était en fait poursuivi pour avoir été solidaire de son frère.

Etaient présents à Tunis de nombreux observateurs représentant des Organisations de défense des droits de l’homme dont la Fédération internationale de la Ligue des droits de l’Homme (FIDH), Amnesty international ainsi que Reporters-sans-frontières (RSF). Y assistaient également des députés européens parmi lesquels Harlem Désir, ancien président de SOS Racisme et Christian Grobel, également délégué de la Ligue suisse des droits de l’homme.

Le prévenu, qui poursuivait une grève de la faim « illimitée » depuis le 1er mai pour demander sa libération, avait été condamné le 3 mai en première instance à trois mois de prison ferme pour « atteinte aux bonnes moeurs » et « agression grave contre un agent de l’ordre dans l’exercice de ses fonctions ».

Le président de la cour a donné la parole à Jalal Ben Brik qui a relaté les circonstances ayant entouré ces incidents. Il a également fait état des conditions « déplorables » de sa détention.

Les débats se sont déroulés dans une salle archicomble. Une quinzaine d’avocats se sont présentés ensuite pour plaider en faveur de l’accusé. La défense a fait valoir que les griefs retenus contre Jelal Ben Brik n’avaient aucun fondement légal dans la mesure où le dossier présenté à la justice ne renfermait que les déclarations faites par les trois agents de l’ordre impliqués dans cette affaire. (D’après AP.)