Harlem Désir

Premier secrétaire du Parti socialiste / Député européen

Harlem Désir demande le retrait de la directive Services-Bolkestein

Posté le Mercredi 14 janvier 2004 |

Le 13 janvier 2004, la Commission européenne a adopté une proposition de directive « relative aux services dans le marché intérieur ». Ce projet de directive présenté par l’ancien Commissaire Bolkestein vise à faciliter : « l’exercice de la liberté d’établissement des prestataires de service dans les Etats membres ainsi que la libre circulation des services ».

La mobilisation des syndicats et des socialistes a commencé en Europe et en France. Harlem Désir et les socialistes français demandent à la Commission le retrait de cette proposition de directive, conçue sur des bases qui ne sont pas acceptables. Sous prétexte d’achever le marché intérieur des services, elle met en cause les services publics et sociaux ou le droit du travail.

Le Parti socialiste s’oppose à cette directive dangereuse, mal bâtie et en demande le retrait. Les socialistes demandent notamment :

- l’exclusion des services de santé, de l’aide sociale et médico-sociale, des transports, des services de culture, de l’audiovisuel et du secteur éducatif du champ d’application de la directive ;

- l’adoption d’une directive cadre sur les services d’intérêt général garantissant qu’ils ne relèveront pas des règles de libéralisation des services dans le marché intérieur ;

- le refus du principe du pays d’origine, en particulier de son application au droit du travail en Europe, et la mise en œuvre d’une politique d’harmonisation par secteurs des services dans lesquels les échanges économiques européens doivent être développés, afin de garantir le niveau des qualifications professionnelles, les droits des usagers, des patients et des consommateurs.

Programme de Doha : quelles perspectives ?

Posté le Mardi 13 janvier 2004 |

Harlem Désir intervient en session plénière du Parlement européen, 13 janvier 2004, (PSE) lors du débat en présence des Commissaires européens Pascal Lamy et Franz Fischler sur les « Perspectives pour le Programme de Doha suite à la réunion du Conseil général de l’OMC le 15 décembre 2003″.
Monsieur le Président,

Je voudrais d’abord dire, en réaction à la remarque formulée tout à l’heure par Mme Plooij pour souligner le nombre important de collègues néerlandais, que ce n’est pas uniquement parce que mon prénom est néerlandais d’origine – il l’est effectivement – que je prends part aujourd’hui à ce débat, mais parce que je crois que nous sommes tous, en tant qu’élus de l’Union européenne, très préoccupés par la relance de négociations multilatérales sur le commerce. (Lire la suite…)

Harlem Désir au 4e Forum Social Mondial

Posté le Samedi 10 janvier 2004 |

Harlem Désir fait le point sur le point sur le 4e Forum Social Mondial qui va avoir lieu à Bombay du 16 au 21 janvier 2004.

1. Qu’attendez-vous de ce 4e FSM ?

J’en attends à la fois un élargissement et un mûrissement du processus des Forums Sociaux Mondiaux. Ce 4ème FSM sera un succès s’il permet une forte participation des mouvements indiens et d’Asie du Sud qui étaient peu ou pas représentés à Porto Alegre. C’est une étape indispensable car le mouvement altermondialiste ne pouvait rester euro-latino-américain. J’en attends donc l’apport de l’expérience indienne et asiatique qui est très importante sur les questions de développement économique, de la lutte contre la pauvreté, de la participation des groupes les plus exclus. Depuis le ghandisme jusqu’aux mouvements les plus récents comme ceux des femmes en particuliers, en passant par les luttes des intouchables (dalits), l’Inde a accumulé une très riche expérience de luttes civiques.

2. Quels en seront selon vous les plus grands défis et les plus importants thèmes ?

J’ai pu constater lors des réunions de préparation du Forum Parlementaire à New Delhi en juillet, où nous étions avec une délégation de députés européens, que la question des risques de guerre régionale et d’escalade nucléaire occuperait une place tres importante compte tenu du contexte indo-pakistanais. Parmi les questions nouvelles, il y aura également celles liées aux dérives du « castéisme » et du « communalisme » qui minent la démocratie indienne. Mais les grands enjeux économiques liés à la mondialisation seront également très présents. La société indienne, les mouvements de paysans, les syndicats sont très préoccupés par les effets de la libéralisation, des privatisations et de l’ouverture commerciale, de l’entrée de la Chine dans l’OMC. L’économie indienne est à la fois dynamique et fragile, avec des secteurs de pointe comme l’informatique et d’autres très archaïques dont elle veut maîtriser l’évolution à son rythme. Les défis sont gigantesques quand il s’agit de donner du travail et de sortir de la misère un milliard d’habitants.
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