Harlem Désir

Premier secrétaire du Parti socialiste / Député européen

Les socialistes condamnent le raid au large de Gaza

Posté le Lundi 31 mai 2010 |

Face aux terribles conséquences du raid mené par l’armée israélienne au large de Gaza, je joins comme l’ensemble des socialistes ma voix à celle de Martine Aubry, à travers le communiqué suivant :
« Le Parti socialiste condamne avec la plus grande fermeté l’usage de la force, inacceptable et disproportionné contre des bateaux acheminant de l’aide humanitaire à la population de Gaza, et l’intervention dramatique de l’armée israélienne qui a conduit à la mort de plusieurs civils.

Nous demandons une réunion d’urgence du Conseil de Sécurité de l’ONU et une enquête afin que toute la lumière soit faite sur les circonstances exactes de cette attaque et que les responsabilités de ce drame soient établies.

Le Parti socialiste réaffirme sa conviction qu’il n’y a pas d’issue dans l’escalade des tensions et de la violence au Proche-Orient. Il demande l’arrêt immédiat des violences dans la région et le retour à la recherche de solutions politiques et négociées au conflit du Proche-Orient.

Enfin, l’urgence pour la population de Gaza est de pouvoir bénéficier de l’aide humanitaire dans les meilleurs délais. Le Parti socialiste demande la fin du blocus de Gaza. »

Convention pour un nouveau modèle de développement

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Samedi 29 mai, le PS a tenu une Convention pour un « nouveau modèle de développement économique, social, et écologique ». Retrouvez ci-dessous le discours d’ouverture prononcé par Harlem Désir. Vous pouvez également le télécharger.

Une fausse polémique pour masquer les vrais échecs de la droite

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François Fillon, Xavier Bertrand, et plusieurs responsables de la majorité ont multiplié les attaques contre Martine Aubry ces dernières heures pour tenter de créer un rideau de fumée.

L’UMP et le Gouvernement tentent artificiellement de victimiser le Président de la République pour faire diversion face à l’inefficacité et l’impopularité de leur politique

A travers cette fausse polémique, le pouvoir cherche à créer un rideau de fumée pour dissimuler ses échecs et ses fautes, de l’explosion des déficits au bouclier fiscal, de la remontée du chômage à la flambée de  la violence. La droite cherche aussi à escamoter le désaveu de sa réforme des retraites par les Français.

Les cris d’orfraie de cette droite arrogante et brutale sont d’autant plus ridicules que ses représentants ont multiplié les attaques contre Martine Aubry ces derniers mois.

Oui la mise en cause de François Mitterrand, 15 ans après sa disparition, était ridicule, vulgaire et indigne du Président de la République, tout comme l’était le « casse toi pauvre con ».  C’est pourquoi faire passer le Président pour une victime effarouchée est grotesque de la part de la droite.

Je demande à François Fillon et à Xavier Bertrand de retrouver leur calme. Les Français ne leur demandent pas de chercher querelle à l’opposition et d’esquiver leurs responsabilités mais de trouver des solutions pour notre pays.

Harlem Désir et une délégation du Parti socialiste participent à la manifestation du 27 mai

Posté le Mercredi 26 mai 2010 |

PARIS, 26 mai 2010 (AFP) – Le PS soutient la journée d’action syndicale de jeudi sur l’emploi, les salaires et les retraites, « moment indispensable pour refuser la politique d’austérité et de régression sociale du gouvernement et défendre les retraites », déclare le parti.

Le Parti socialiste « appelle à la mobilisation aux côtés des cinq syndicats organisateurs de cette journée de lutte contre la politique du gouvernement en matière d’emploi, de salaires, de service public, de pouvoir d’achat et de retraites », selon un communiqué du Bureau national (direction) du PS, publié mercredi.

Le PS sera représenté dans les manifestations partout en France, assure-t-il. La première secrétaire Martine Aubry sera à Lille au rendez-vous fixé Porte de Paris, aux alentours de 15H00. A Paris, une délégation du PS comprenant notamment le numéro deux du parti, Harlem Désir, le maire de Paris Bertrand Delanoë, le porte-parole Benoît Hamon, le député Claude Bartolone, le sénateur David Assouline, sera à 14H30, à l’angle de la place de l’Italie et du boulevard de l’Hôpital (XIIIe).

Cette mobilisation, estime le PS, est le « premier mouvement indispensable pour s’opposer à la volonté de la droite de pénaliser les salariés face aux conséquences de la crise financière ». « Les Français doivent dire clairement qu’ils ne veulent pas payer seuls la facture d’une crise dont ils ne sont pas les responsables ». Pour le PS, le plan d’austérité qui s’annonce est une « remise en cause massive des services publics et de la protection sociale », « un coup dur porté au pouvoir d’achat ». La politique du gouvernement « ne permettra pas de relancer la croissance, condition indispensable pour réduire les déficits » et sera « un coup de bambou social sans précédent ». Voulant « faire reculer l’âge du départ » à la retraite et « allonger la durée de cotisation », la droite « veut faire porter tous les efforts sur les salariés », affirme le PS pour qui « c’est à la fois injuste et inefficace ». Le Parti socialiste juge « inacceptable » que soit remis en cause l’âge légal de départ à 60 ans, « une garantie pour ceux qui ont atteint leur durée de cotisation, une protection pour les salariés usés par le travail et une liberté de choix pour tous les Français ». Face aux services publics « menacés par le gel des crédits des collectivités locales », le PS « salue » la mobilisation de quatre syndicats de postiers pour « dénoncer l’entêtement du gouvernement à privatiser La Poste ».

Cannes : la droite n’aime t-elle que le cinéma qui pense comme elle ?

Posté le Dimanche 23 mai 2010 |

La polémique sur le film Hors la loi est totalement déplorable. Déplorable parce que les censeurs de l’UMP attisent la concurrence des souffrances, des mémoires et proposent de déchirer des pages entières, souvent sombres, de notre histoire nationale. Sur chaque rive de la Méditerranée, des voix minoritaires et extrêmistes, mais bruyantes, refusent de refermer les plaies ouvertes au siècle dernier. Ils sont à rebours de l’Histoire, qu’il faut assumer mais pour avancer, et en décalage total avec les citoyens de nos pays qui savent qu’à l’heure de la mondialisation le destin de la France et de l’Algérie, comme de l’Europe et de l’Afrique, sont intimement liés. En ce 50e anniversaire des indépendances africaines, ces élus UMP ont préféré la régression, le simplisme, la haine: ils ne servent pas la France.

Polémique déplorable surtout parce c’est un film, une fiction, et à ce titre une Å“uvre d’art parfaitement libre. Il y en a assez d’une certaine droite qui veut interdire de penser ce que l’on veut et de l’écrire, de le peindre ou de le filmer : hier c’était Eric Raoult qui voulait imposer un « devoir de réserve » à Marie NDiaye, c’était Eric Besson qui attaquait le film Welcome de Laurent Cantet, c’était l’oeuvre de la jeune artiste Chinoise Ko Siu Lan sur Sarkozy retirée par les Beaux-Arts, et maintenant Lionel Lucca qui vocifère contre ce film. Il n’y a pas de place dans la République pour une police UMP de la création et de la pensée !

ll y a, depuis l’arrivée de Nicolas Sarkozy au pouvoir, une berlusconisation rampante de la droite française, qui voudrait dicter aux citoyens ce qu’ils doivent aimer et aux artistes ce qu’ils doivent créer. Et cette polémique sur Hors la loi est aussi ridicule que le boycott du Festival de Cannes par le Gouvernement italien, qui proteste contre la sélection de Draquila, dénonciation virulente du clientélisme berlusconien après le drame de L’Aquila.

La liberté d’expression, de pensée, de création est la marque des grandes démocraties, et une conquête trop précieuse pour en céder la moindre part. Je dis cela en songeant à un grand absent du Festival de Cannes, Jafar Panahi, cinéaste qui devait appartenir au Jury mais qui est retenu dans la prison iranienne d’Evin pour avoir envisagé de consacrer un film aux manifestations de 2009 contre le pouvoir. Il appartient à ces Iraniens qui ont choisi de mener une lutte pacifique pour la liberté, par l’art et la parole, et dans leur pays, comme Shirin Ebbadi, l’avocate Prix Nobel de la paix, et cet autre cinéaste Mohammad Nourizad lui aussi emprisonné et battu.

Harlem Désir

Post-scriptum : sous ce billet, je vous invite à découvrir le court-métrage des cinéastes engagés aux côtés des travailleurs sans-papiers « On bosse ici, on vit ici, on reste ici ! ».