Harlem Désir

Premier secrétaire du Parti socialiste / Député européen

Woerth/Bettencourt: Harlem Désir (PS) demande à Sarkozy d’ »aider à découvrir la vérité »

Posté le Mercredi 21 juillet 2010 |

PARIS, 20 juillet 2010 (AFP) – Harlem Désir, numéro deux du PS, a estimé mardi qu’Eric Woerth avait « menti » sur plusieurs faits dans l’affaire Bettencourt et demandé au président Nicolas Sarkozy d’ »aider le pays à découvrir la vérité », plutôt que de « couvrir » son ministre.
« Nous voulons que la vérité soit établie. Il s’avère qu’il y a été fait obstacle puisqu’il est déjà prouvé que, sur plusieurs points extrêmement importants, le ministre a menti. Ce n’est pas acceptable », a-t-il déclaré sur Europe 1.
Sur le soutien de Nicolas Sarkozy à Eric Woerth, Harlem Désir « constate que pour les cigares de M. Blanc, les avions de M. Joyandet et le permis de construire, il a été demandé à ces ministres de quitter le gouvernement, et que de l’autre côté, pour M. Woerth, pour des faits extrêmement graves pour lesquels il est mis en cause, il est couvert ».
« Ce que l’on demande au président de la République et au Premier ministre, ce n’est pas de couvrir, mais d’aider le pays à découvrir la vérité », a-t-il lancé. M. Woerth doit-il démissionner? « Il faut que toute la vérité soit connue. C’est au président de la République de tirer toutes les conséquences des révélations ».
Alors qu’on le relançait pour connaître « son opinion personnelle », l’eurodéputé a affirmé: « Mon opinion à moi, c’est que dans tous les pays démocratiques de l’Union européenne que je connais, une telle situation n’est pas tenable ».
M. Désir a fait valoir que « dans cette affaire que M. Woerth avait menti.  Il avait dit qu’il ne s’était pas du tout mêlé de l’embauche de sa femme. Il est avéré aujourd’hui qu’il en a parlé avec de M. de Maistre », gestionnaire de fortune de Liliane Bettencourt.
« Il avait dit qu’il n’était pas intervenu dans l’attribution de la Légion d’honneur à M. de Maistre. Il s’avère qu’il est intervenu », a-t-il ajouté notamment.
« Sur plusieurs éléments, il est avéré que M. Woerth a menti, la légitimité de notre demande qu’il y ait une enquête indépendante est encore plus grande », a-t-il fait valoir, rappelant que le PS avait déjà exprimé le voeu qu’un juge d’instruction soit chargé de l’enquête.
cp/mad/ds

Harlem Désir dénonce les « diatribes hystériques contre la presse et l’opposition » (AFP)

Posté le Dimanche 11 juillet 2010 |

PARIS,  9 juillet 2010 (AFP) – Le numéro deux du PS, Harlem Désir, a dénoncé vendredi « les diatribes hystériques contre la presse et l’opposition » lancées par le « pouvoir », et jugé « indigne » la « violente mise en cause » de la presse française par le Premier ministre François Fillon « depuis un pays étranger ».
« Le Premier ministre se lance dans une attaque et une mise en cause d’une violence inouïe à l’encontre de la presse française depuis un pays étranger », a affirmé auprès de l’AFP l’eurodéputé.
« Cette stratégie d’intimidation à l’égard de la presse est indigne » et « n’a d’égale que le désarroi manifeste de l’UMP et son incapacité à apporter des réponses claires aux questions posées par les révélations de l’affaire Woerth/Bettencourt », a estimé M. Désir. (Lire la suite…)

La droite ne musellera ni la presse ni l’opposition !

Posté le Vendredi 9 juillet 2010 |

La réponse d’Harlem Désir dans France Soir à la tribune de Frédéric Lefebvre parue le 8 juillet dans le même quotidien.

Hier, dans France Soir, le porte-parole de l’UMP, Frédéric Lefebvre, accusait avec le sens des nuances qu’on lui connaît, la gauche et les médias d’avoir ourdi un complot contre M.Woerth.

L’outrance de sa tribune est telle qu’elle disqualifie son auteur et son propos, mais le devoir de tout démocrate est de répondre quand l’UMP et le Gouvernement ne reculent devant aucun excès et ne renoncent plus à aucune injure.

Est-ce la démocratie quand M.Bertrand traite Médiapart de site « aux méthodes fascistes » ou que M.Lefebvre évoque une presse « aux relents d’extrême-droite et de trotskisme mêlés » ? Est-ce la démocratie quand des ministres attaquent avec une violence inouïe la presse indépendante qui refuse de se plier aux ordres?

Est-ce la démocratie quand on dénie à l’opposition, et plus généralement aux citoyens, non seulement le droit de recevoir des réponses mais même celui de poser des questions sur des affaires qui mettent en cause la confusion entre intérêt public et intérêts privés ?

Et quelle pitoyable défense que de tenter d’entraîner l’ensemble des acteurs publics dans l’opprobre ! Piètre diversion que de prétendre s’en prendre à Martine Aubry et à Ségolène Royal dont M Lefebvre est bien en peine de trouver quoique soit à leur reprocher si ce n’est d’avoir été ministre de François Mitterrand ! Faudrait-il qu’elles s’excusent de ce motif de fierté ? Martine et Ségolène étaient aussi ministres de Lionel Jospin quand il a moralisé la vie publique en supprimant les fonds secrets.

A la crise économique et sociale, ce Gouvernement ajoute la crise des valeurs et la crise de régime. Ce qui détruit la confiance des citoyens et qui nourrit le populisme, ce n’est pas de dire la vérité, c’est l’opacité, la confusion des casquettes et les petits arrangements entre amis. Là où devait régner la République irréprochable s’est installée la collusion insupportable entre sommet de l’Etat, puissances d’argent.

Ce que les Français attendent, c’est la fin du grand mélange des genres entre intérêts privés et affaires de l’Etat. J’accuse, moi, le Président de la République et le Ministre-trésorier de l’UMP d’abaisser leurs fonctions quand ils promettent à des millionnaires, lors des réunions de donateurs de leur parti de ne jamais toucher au bouclier fiscal !

Il faut maintenant des réponses claires, toute la vérité, une enquête judiciaire indépendante et une commission d’enquête parlementaire libre de ses investigations. On ne peut que condamner des écoutes illégales, mais on ne peut également que réprouver ce que ces écoutes ont révélé. Car, est-il normal qu’un ministre reçoive un financement politique sur le compte d’un « parti » personnel, jusqu’ici inconnu, de la part d’une contribuable milliardaire qu’il est censé contrôler ? Est-il normal que son épouse soit embauchée par ladite contribuable et son conseiller, dans une des sociétés qui organisent son évasion fiscale ? Est ce normal que le ministre du budget gère, parallèlement à ses fonctions ministérielles, les finances de l’UMP ? Depuis plusieurs jours le pouvoir tente de créer un rideau de fumée en multipliant les diatribes hystériques contre la presse et l’opposition. La seule chose qu’on sait avec certitude c’est qu’on ne sait toujours pas toute la vérité sur ce système opaque. Mais l’intimidation n’a pas sa place en démocratie.

Le Parlement vote le plafonnement des bonus des traders

Posté le Jeudi 8 juillet 2010 |

Le Parlement européen a adopté le 7 juillet, à Strasbourg, en première lecture, une directive européenne limitant les bonus des traders et des dirigeants de banque.

Avec cette future directive la rémunération variable due sous forme de liquidités versées d’avance sera plafonnée à 30% du bonus total et à 20% dans le cas de montants passant un certain seuil. Entre 40% et 60% du bonus devront être reportés de trois ans et ne seront pas versés si les investissements effectués ne produisent pas de résultats. Un trader ne touchera plus de gains faramineux en multipliant de pures opérations spéculatives qui ne débouchent que sur des pertes. Les indemnités de départ à la retraite des banquiers seront également visées. Le texte prévoit un traitement encore plus sévère pour les banques qui ont bénéficié d’aides publiques pendant la crise et une réglementation plus stricte des fonds propres et de la titrisation.

Cette législation aurait pu être plus ferme encore, bien sur, et elle n’est qu’un aspect de la régulation financière à mettre en place. D’autres dispositions sont en préparation et leur vote viendra des les prochaines semaines. Mais cette loi européenne est sans précédent dans ce domaine où tous les excès ont été atteints et elle montre, surtout, que si les Etats, et l’Europe, veulent se donner les moyens d’encadrer la finance, ils le peuvent. Ce ne sont pas les possibilités techniques ou économiques qui manquent, mais seulement la volonté politique. Si celle-ci est au rendez-vous, les outils de lutte contre la spéculation peuvent être créés. Il n’y a aucune fatalité à laisser les marchés dicter leurs lois et recommencer de plus belle comme avant la crise.

La balle est maintenant dans le camp du Conseil. Depuis le déclenchement de la crise financière en 2008 les gouvernements européens ont multiplié devant les opinions les déclarations fracassantes contre le capitalisme sauvage. En réalité ils n’ont pas fait grand chose de concret depuis, une fois les banques sauvées de la faillite, pour réguler la finance folle qui détruit l’économie réelle et nourrit les crises et le chômage. Comparé à l’administration Obama, rien de sérieux. Qu’ils montrent donc maintenant qu’il ne s’agissait pas de paroles en l’air en soutenant le Parlement européen en ne s’opposant pas à la directive qu’il vient de voter.

C’est un test. Notons qu’en France, l’UMP a empêché à plusieurs reprises à l’Assemblée nationale l’adoption de propositions de loi des socialistes sur le plafonnement des bonus des traders.

Alors, plutôt que de se payer de mots dans les G 2O, sans déboucher sur rien, et de discours grandiloquents sur la moralisation du capitalisme, Nicolas Sarkozy ferait bien de soutenir au Conseil européen, comme en France, l’adoption de mesures concrètes pour lutter contre la spéculation sauvage. Ainsi, de la taxe sur les transactions financières internationales, dont les avancées restent à ce jour inversement proportionnelle au flot de communication de Nicolas Sarkozy sur le sujet. Comme pour la limitation des bonus, le seul obstacle est non pas la faisabilité, mais la volonté de passer aux actes.

Rappelons, comme nous n’avons cessé de le marteler depuis des mois avec Poul Nyrup Rasmussen, Gilles Pargneaux et d’autres au sein du Parlement européens, qu’une taxe de 0.05% sur les transactions financières en Europe, rapporterait, cela est maintenant reconnu par la Commission européenne, 200 milliards d’euros. Ils pourraient être affectés à la politique de relance, au financement de grands projets européens et à l’aide aux pays en développement notamment dans la lutte contre le changement climatique. Qu’attendent Nicolas Sarkozy, ses homologues européens et la Commission Barroso pour en saisir le Parlement européen? Il faut avancer, c’est ce que l’on attend de l’Europe, c’est ce qui lui donnera du sens dans ce moment. Des actes maintenant, pas après la prochaine crise!

Grande manifestation de la Confédération Européenne des Syndicats le 29 septembre à Bruxelles

Posté le Mardi 6 juillet 2010 |

Alors qu’en Europe se multiplient les réponses d’austérité face à la crise, et que l’Union européenne tarde à prendre le parti de plus de justice sociale et de croissance pour lutter contre la récession, la CES veut mobiliser les citoyens et porter leur message dans une large manifestation unitaire à Bruxelles le 29 septembre, avant le Conseil européen du 30 septembre.

Les syndiclistes et sympatisants des organisations adhérentes de la CES, mais aussi tous ceux qui veulent défendre l’emploi et la croissance, dans une Europe plus solidaire, sont invités à se joindre à la manifestation du 29 septembre, à laquelle participera Harlem Désir.

Plus d’informations : www.etuc.org