Harlem Désir

Premier secrétaire du Parti socialiste / Député européen

Primaires PS: Harlem Désir lance un appel au calme

Posté le Samedi 27 novembre 2010 |

PARIS, 27 novembre 2010 (AFP) – Harlem Désir, numéro deux du Parti socialiste, a mis en garde samedi contre toute tentation de « participer au fracas des ego » à la tête du PS, dans une allusion à la cacophonie autour de la question d’une entente préalable Aubry-DSK-Royal pour les primaires de la présidentielle.
« Nous n’irons pas participer au fracas des ego, dont le bruit et la fureur ont trop perturbé le patient travail des camarades sur le terrain et nous ont trop souvent aliéné les Français », a déclaré M. Désir lors d’une rencontre à Paris sur le thème de l’éducation organisée par le courant de Bertrand Delanoë.
« Nous serons toujours les garants rigoureux de l’intérêt général du parti et des militants socialistes! », a-t-il lancé.
« L’anti-sarkozysme n’est pas un pilier suffisant pour l’alternance. Les Français attendent de nous des propositions, de la crédibilité, de l’audace, pour inventer l’après sarkozysme », a encore dit Harlem Désir, secrétaire national du PS chargé de la coordination.
Mercredi soir, la patronne du PS Martine Aubry avait réaffirmé l’existence d’un pacte entre le directeur général du FMI Dominique Strauss-Kahn, Ségolène Royal et elle-même, prévoyant qu’ensemble, ils choisiraient lequel ou laquelle du trio serait candidat à la primaire.
La présidente de la région Poitou-Charentes et ex-candidate à l’Elysée a réfuté vendredi toute entente préalable entre les poids lourds du PS.
« Personne ne s’interdit d’être candidat aux primaires, y compris moi », a notamment déclaré Ségolène Royal, une manière de faire un pas supplémentaire vers sa propre candidature alors qu’elle est distancée dans les sondages par DSK et Martine Aubry.
Pour l’instant seuls deux ténors du PS se sont déclarés candidats aux primaires : les députés Manuel Valls et Arnaud Montebourg. L’ex-numéro un du parti François Hollande se prépare « pour être, le moment venu, candidat », a-t-il déclaré mercredi.

Manuel Alegre a été reçu au siège du Parti socialiste par Harlem Désir

Posté le Vendredi 26 novembre 2010 |

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Manuel Alegre, candidat à l’élection présidentielle portugaise, soutenu par le Parti socialiste portugais et le Bloc de gauche, a été reçu vendredi 26 novembre au siège du Parti socialiste par Harlem Désir, Secrétaire national à la Coordination.

A cette occasion, Harlem Désir a exprimé le soutien enthousiaste de Martine Aubry et du Parti Socialiste à la campagne de Manuel Alegre pour l’élection présidentielle du 23 janvier 2011. Le PS français considère que l’élection de cet immense écrivain, militant historique de la gauche portugaise et dirigeant politique de dimension internationale, serait une grande victoire pour la gauche au Portugal mais aussi pour l’ensemble de la gauche européenne.

Lors de cet entretien a été évoquée la nécessité de renforcer les liens entre les gauches européennes face à la crise que connaît l’Europe. Les deux socialistes ont réaffirmé leur refus commun des politiques d’austérité et de casse des droits sociaux que les conservateurs et les libéraux veulent imposer aux peuples européens.
Ils ont aussi souligné l’importance de l’union de la gauche dans chaque pays pour remporter les combats électoraux majeurs comme les élections présidentielles.

Le PS rappelle son attachement historique à l’amitié fraternelle entre la France et le Portugal et appelle tous les Portugais de France et tous les partisans d’une alternance présidentielle au Portugal à se mobiliser pour l’élection de Manuel Alegre.

Pour Harlem Désir, il n’y a « pas de pacte », mais « une volonté de réfléchir ensemble » dans la préparation des primaires au PS

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Dépêche AFP du 26 novembre 2010 : Le numéro 2 du PS Harlem Désir a déclaré vendredi qu’il n’y avait « pas de pacte » au sommet du parti mais « une volonté de réfléchir ensemble à la préparation de l’élection présidentielle et de soutenir ensemble une candidature qui ait toutes les chances de gagner » en 2012.
« Ségolène (Royal) a raison, il n’y a pas de pacte », a déclaré à l’AFP Harlem Désir, interrogé sur les déclarations de l’ex candidate socialiste à la présidentielle, qui a réfuté toute entente entre poids lourds pour « empêcher » les primaires.
« Il y a une volonté de réfléchir ensemble à la préparation de l’élection présidentielle, de soutenir ensemble une candidature qui ait toutes les chances de gagner » en 2012, a déclaré M. Désir.
« Tous les responsables socialistes doivent être garants du bon déroulement des primaires, de leur transparence, tous doivent se sentir co-responsables de l’intérêt général et d’un PS qui réponde de façon forte, convaincante et ambitieuse aux attentes des Français », a-t-il poursuivi.
Mme Royal a déclaré vendredi qu’il n’y avait « aucun pacte pour empêcher les primaires », et qu’elle se portait « garante » du bon déroulement de la compétition.
Ses déclarations interviennent deux jours après des propos de la patronne du PS Martine Aubry, qui a évoqué l’existence d’une entente au sommet du PS pour désigner qui du directeur du FMI Dominique Strauss-Kahn, d’elle-même ou de Ségolène Royal serait le mieux placé pour être candidat en 2012.
Ces propos ont provoqué la colère des autres éventuels candidats aux primaires socialistes et relancé les interrogations sur la validité de cette compétition censée permettre aux électeurs de choisir qui les représentera pour la présidentielle.
Les primaires, processus inédit en France, seront ouvertes à tous les sympathisants de gauche (et non plus aux seuls électeurs socialistes comme en 2006) et doivent se dérouler à l’automne 2011.

Le Parlement européen demande d’inclure la Responsabilité Sociale des Entreprises dans ses accords de commerce internationaux

Posté le Jeudi 25 novembre 2010 |

Le Parlement a adopté jeudi 25 novembre à une large majorité de 480 voix contre 48 le rapport présenté par Harlem Désir sur la Responsabilité sociale des entreprises dans les accords commerciaux internationaux, qui demande à la Commission d’introduire la RSE dans tous les accords de commerce signés par l’Union européenne.

La mondialisation s’est accompagnée d’une compétition intense entre pays pour attirer les investisseurs étrangers. Cela a conduit à des abus intolérables de la part de nombreuses multinationales, dans les pays en développement, où la législation sociale et environnementale est faible, en matière de conditions de travail, de violations des droits humains et d’atteintes à l’environnement.

Le rapport demande que la politique commerciale de l’Europe soit cohérente avec ses objectifs de régulation de la mondialisation dans le domaine social et environnemental. Le Parlement demande l’inclusion d’une clause RSE dans tous les accords de commerce signés par l’Union européenne. Cette clause doit permettre d’exiger des engagements clairs et vérifiables des entreprises en matière de RSE. Elle prévoit une obligation de reporting et de publication régulière de bilans rendant compte de l’impact social et environnemental des activités des entreprises et de leur sphère d’influence, c’est à dire de leurs filiales et de leur chaîne d’approvisionnement, ainsi qu’une obligation de diligence. Le rapport demande l’établissement d’une coopération judiciaire entre l’UE et les Etats signataires d’accords de commerce pour garantir un accès effectif à la justice pour les victimes en cas de violation de la legislation sociale et environnementale par les multinationales et leurs filiales ou de non respect des engagements en matière de RSE.

Lire la version provisoire votée par le Parlement européen en cliquant ici
(pour la version anglaise, cliquer ici)

Pour la solidarité avec l’Irlande, mais contre le dumping fiscal

Posté le Mercredi 24 novembre 2010 |

Nicolas Sarkozy et Angela Merkel se sont entretenus aujourd’hui sur la crise irlandaise.

C’est une bonne chose pour l’Europe que la France et l’Allemagne se concertent sur les solutions à apporter à la crise irlandaise, même si l’on peut déplorer que dans l’Europe a minima voulue par les gouvernements actuels, aucun dialogue ambitieux ne soit entrepris pour redonner du souffle à l’Union.

Pourtant, la crise irlandaise montre qu’on ne pourra plus se contenter longtemps de réponses au coup par coup pour tenter de colmater les brèches à chaque urgence et qu’un changement profond doit être impulsé.

La première leçon de la crise irlandaise, c’est que le modèle économique irlandais, fondé sur la dérégulation financière et le dumping fiscal n’était pas viable pour l’Irlande. La deuxième lecon c’est qu’il ne l’est pas pour l’Europe à qui l’on demande maintenant de payer les pots cassés. Dans ces conditions, peut-on décider de lever ainsi 85 milliards d’euros d’aide publique en provenance des autres pays (prêt, facilité financière mobilisable…), pour mieux repartir comme avant ?

Ce n’est pas raisonnable. Car, quand même, voilà l’Europe, incapable de se doter d’un plan de relance face à la crise, comme l’ont fait les Etats-Unis ou la Chine, pour relancer la croissance et sauver les emplois ; l’Europe incapable de boucler son budget, incapable de trouver les fonds pour la négociation sur le changement climatique, ou pour l’aide au développement, qui trouve d’un coup près de 100 milliards pour l’Irlande et ses banques et les fait voter par ses parlements ! 85 milliards sans coup férir, quand on passe son temps à expliquer aux citoyens qu’il n’y a plus d’argent pour leurs services publics, leurs écoles, leurs retraites, leur santé ! Oui il faut aider l’Irlande à s’en sortir aujourd’hui, par solidarité, car cette valeur est au coeur du projet européen et pour sauver l’euro. Mais, la moindre des exigences doit être la fin du dumping fiscal dans ce pays qui a privatisé les gains de sa politique menée pendant des années au détriment des autres pays européens et qui nous amène aujourd’hui à nationaliser ses pertes. C’est la condition que la France devrait mettre à l’aide de l’Union à l’Irlande. Le comble, sur la pente actuelle, est que les conditions posées à l’Irlande vont entraîner un plan d’austérité dont la facture ne sera payée que par les salariés irlandais tandis que le taux d’impôt sur les sociétés et les mécanismes d’évasion fiscale, eux, resteront inchangés. Il faut maintenant que l’Europe sache ce qu’elle veut : tirer les leçons de la crise de la dérégulation financière ou recommencer comme avant ? C’est le moment pour la France d’exiger une clarification. Mieux vaudrait pour le Président de la République mettre le poids de la France pour peser sur ce sujet au sein du conseil européen, plutôt que de se perdre et de s’isoler en vaines polémiques à rebours de nos valeurs sur les Roms.