Posté le Jeudi 28 juillet 2011 | Harlem Désir
LA SEYNE-SUR-MER, 28 juillet 2011 (AFP) – Jean Jaurès contre Léon Blum: si ce n’est le nom des candidats sur les bulletins, tout était prêt ce jeudi pour la (petite) répétition de vote pour la primaire PS qui s’est déroulée à La Seyne-sur-Mer (Var), devant une centaine de militants et la presse.
Pour le maire de la ville, Marc Vuillemot (PS), cette simulation a trouvé un lieu d’accueil symbolique: « la plus grande ville tenue par une équipe de gauche dans la région PACA (Provence-Alpes-Côte d’Azur) ».
Le premier secrétaire par intérim du parti, Harlem Désir, est lui venu jouer le chef d’orchestre. Il lit à haute voix la charte d’engagement aux valeurs de la gauche que devra signer chaque votant, souligne la présence de « vrais isoloirs », et donne les consignes aux assesseurs.
Comme la caravane des primaires PS, qui parcourt la France pour populariser le scrutin et qui est présente jeudi à La Seyne-sur-Mer, Harlem Désir s’efforce de répéter les principes de base de la consultation.
« On demande aux Français de cocher le 9 et le 16 octobre sur leurs agendas. S’ils se reconnaissent dans les valeurs de la gauche, tous peuvent venir voter, car c’est ouvert à tous les citoyens. Il suffit de venir, de participer avec une contribution d’un euro pour l’organisation du vote, et de choisir l’un des candidats », énumère t-il, pédagogue.
Tout semble donc fidèle au grand jour, à deux détails près : pour des raisons d’organisation, ce jeudi, seuls une cinquantaine de socialistes de la région inscrits préalablement peuvent voter à la Bourse du travail, lieu du scrutin, et non tous les électeurs inscrits sur les listes électorales de La Seyne-sur-Mer.
Et surtout, les militants ne peuvent départager que des figures tutélaires du socialisme : Aristide Briand affronte Jean Jaurès, Cécile Brunschwig, Pierre Mendès-France, Louise Michel et Léon Blum… (Lire la suite…)
Posté le | Harlem Désir
LA SEYNE-SUR-MER, 28 juillet 2011 (AFP) – Le premier secrétaire du PS par intérim, Harlem Désir, a estimé jeudi que la « règle d’or » du gouvernement devrait être la lutte contre le chômage, après l’annonce d’une nouvelle hausse des demandeurs d’emploi, chiffres qu’il a qualifiés d’ »extrêmement graves ».
« C’est un échec total, un échec absolu au regard par exemple de la situation de nos voisins. La crise existe partout, mais en Allemagne le chômage baisse, en Belgique le chômage baisse et même dans l’Italie de Berlusconi le chômage baisse », a expliqué M. Désir, en marge d’un déplacement à la Seyne-sur-Mer (Var).
« La lutte contre le chômage devrait être la règle d’or du gouvernement. La règle d’or qu’on devrait inscrire dans la constitution c’est la priorité à l’emploi », a ajouté Harlem Désir, en allusion à l’offensive lancée par la majorité contre le PS sur l’inscription dans la Constitution de procédures de retour à l’équilibre budgétaire, autrement appelée « règle d’or ».
Le nombre de demandeurs d’emploi sans activité en France métropolitaine a bondi de 1,3% en juin par rapport à mai, à 2,720 millions, pour son deuxième mois consécutif de hausse, a annoncé mercredi le ministère de l’Emploi.
Le total des personnes en quête d’emploi, y compris celles exerçant une activité réduite, a également augmenté, de 0,6%, pour atteindre 4.103.700, selon la même source.
« On ne cesse de nous citer en exemple d’autres pays, mais qu’on fasse enfin en France une politique réelle de lutte contre le chômage, de soutien à la croissance, de soutien au pouvoir d’achat et aux salaires », a conclu M. Désir.
Posté le | Harlem Désir
LA SEYNE-SUR-MER, 28 juillet 2011 (AFP) – Le secrétaire général du PS par intérim Harlem Désir a demandé jeudi au patron de l’UMP de dissoudre le collectif Droite populaire, qu’il accuse de « faire un pont » avec l’extrême droite en « jouant avec les thèmes du pire ».
« Je crois qu’il faut une clarification, je lui demande de mettre les choses au clair et donc de dissoudre ce groupe de la Droite populaire », a déclaré Harlem Désir, en marge d’un déplacement dans le Var.
Selon lui, ce collectif composé d’une quarantaine de députés UMP incarnant la droite du parti majoritaire « instaure une véritable passerelle, un pont permanent entre l’UMP et l’extrême droite ».
Pour Harlem Désir, ce groupe « joue avec les thèmes les pires », comme « la peur de l’étranger, la peur de l’islam, en organisant jusqu’à cette opération saucisson vin rouge dans l’enceinte même de l’Assemblée nationale ».
« Il faut arrêter la banalisation des idées de l’extrême droite au sein de la droite républicaine », a poursuivi celui qui remplace à la tête du PS Martine Aubry, en congés pour cause de primaire. Il a accusé Jean-François Copé de « double jeu, de double langage, où d’un côté on prétend continuer à représenter les valeurs de la République, et de l’autre côté, on joue avec le feu en entretenant au sein même de l’UMP une coalition » comme celle-là .
Le MRAP s’en est violemment pris à la Droite populaire après les attaques d’Oslo, revendiquées par un homme se déclarant en guerre contre l’islam, accusant le collectif de faire « souffler un vent mauvais sur la démocratie », au même titre que le Front national.
Posté le Mercredi 27 juillet 2011 | Harlem Désir
Harlem Désir, premier secrétaire par intérim du Parti socialiste
(07:38)
Posté le | Harlem Désir
PARIS, 27 juillet 2011 (AFP) – Harlem Désir, premier secrétaire par intérim du PS, a estimé mercredi qu’il y a eu « publicité mensongère » lorsque Valérie Pécresse a comparé Nicolas Sarkozy à Barack Obama quant aux difficultés à convaincre l’opposition de la nécessité d’un accord sur le budget.
La porte-parole du gouvernement Valérie Pécresse a estimé mercredi que Barack Obama, engagé dans des débats acharnés avec les parlementaires républicains sur la dette américaine, était dans une situation « comparable » à celle de Nicolas Sarkozy sur la « règle d’or » budgétaire, pour laquelle il a demandé aux parlementaires de dépasser leurs clivages partisans.
« Comparer Sarkozy à Obama, c’est comme la +règle d’or+, le moins qu’on puisse dire c’est qu’il y a publicité mensongère », a raillé M. Désir, joint par l’AFP.
« La seule comparaison possible, c’est qu’il y a un déficit aussi abyssal en France qu’aux Etats-Unis », selon lui.
Mais « la différence, c’est qu’en France c’est le président de la République qui refuse de mettre à contribution les hauts revenus pour faire face à la crise ».
Pour M. Désir, la porte-parole du gouvernement « ne pourra pas masquer que Sarkozy, comme la droite américaine, refuse de mettre les hauts revenus à contribution et propose de sabrer dans les services publics et dans le financement de l’école, de l’hôpital, de la solidarité… »
« Comme les républicains, ce qu’il propose, c’est de baisser les impôts des plus riches alors même qu’ils sont ressortis encore plus riches de la crise », a affirmé le premier secrétaire par intérim.