Harlem Désir

Premier secrétaire du Parti socialiste / Député européen

France 2: Les Français attendent une politique anti-chômage, Nicolas Sarkozy propose un référendum anti-chômeurs.

Posté le Jeudi 23 février 2012 |

Hier soir, Nicolas Sarkozy est à nouveau apparu complètement hors de la réalité des Français. Aucun artifice, aucun pseudo-mea culpa, ne transformera le président des riches en candidat du peuple.

Après avoir accumulé les fautes économiques, comme la TVA anti-sociale et la défiscalisation des heures supplémentaires, le président aux 4 millions de chômeurs ose encore faire des promesses sur l’emploi.

Cela fait cinq ans qu’il gouverne et il découvre maintenant le problème du chômage . Il n’y a que dans les promesses électorales que Sarkozy augmente les salaires. Qui peut le croire maintenant?

Notre pays connait 1000 chômeurs de plus par jour: pendant que Nicolas Sarkozy parle, le chômage monte.

Surtout, après avoir capitulé face à l’explosion du chômage, il stigmatise aujourd’hui les chômeurs, les bénéficiaires du RSA. Au lieu de mener une politique anti-chômage, Nicolas Sarkozy propose un référendum anti-chômeurs.

Il n’est pas le candidat des droits et des devoirs, il est le président des passe-droits des puissants et des dettes pour les Français.

Avec ses provocations et ses stigmatisations, le seul emploi que Nicolas Sarkozy tente aux Français de sauver, c’est le sien !

La principale différence entre le projet ambitieux de François Hollande et le bilan désastreux de Nicolas Sarkozy, c’est l’emploi. François Hollande, c’est l’emploi : 150 000 emplois d’avenir, le contrat de génération, un soutien aux PME-PMI, la fin du démantèlement de Pôle Emploi, et une vraie politique de soutien à l’investissement et la croissance, là où la droite ne propose que l’austérité.

Pour une alternative socialiste européenne

Posté le Mardi 21 février 2012 |

Retrouvez l’appel et la liste des signataires sur : http://alternativesocialisteeuropeenne.eu/

Les citoyens européens peuvent aujourd’hui juger par eux-mêmes les conséquences de la domination de la droite au pouvoir dans pratiquement tous les Etats membres de l’Union européenne en même temps qu’elle fait la loi à Bruxelles. La gestion de la crise des dettes souveraines par les conservateurs, au cours des deux dernières années, a été une désolante saga de gabegie politique et d’incompétence économique. Les citoyens vont maintenant payer le prix d’illusoires remèdes miracles datant des années 20, imposées par les conservateurs – un prix qui prendra la forme de taux de chômage similaires à ceux que l’Europe a connus dans les années 30. Le modèle qu’ils mettent en avant est celui d’une Union Européenne de l’austérité qui réduira le niveau de vie de presque tous, aggravera les inégalités, sapera les fondations de l’Etat social – qui est une contribution spécifique de l’Europe au développement de l’humanité – et cédera progressivement le pouvoir d’arbitrage politique à des autorités non élues, dans l’espoir, vain, d’apaiser le marché.

Nous, signataires, membres de partis socialistes, sociaux-démocrates et travaillistes, sommes convaincus que les citoyens européens méritent mieux que les perspectives inquiétantes promises par les conservateurs au pouvoir et les résultats catastrophiques qu’ils ont obtenus. Mais le renouveau de la gauche démocratique européenne ne peut avoir lieu sans un débat de grande ampleur engageant non seulement les élus de nos partis mais aussi tous nos militants et tous les citoyens européens. A cette fin nous proposons quelques idées fondamentales pour une réforme socialiste qui pourrait constituer la base d’un nouvel appel aux citoyens européens.

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Harlem Désir lance un appel « pour une alternative socialiste européenne »

Posté le |

Un appel « pour une alternative socialiste européenne » a été lancé, à deux mois de la présidentielle française, par des personnalités européennes de gauche, « plateforme commune » face aux « résultats catastrophiques » des gouvernements conservateurs.
« La gestion de la crise des dettes souveraines par les conservateurs, au cours des deux dernières années, a été une désolante saga de gabegie politique et d’incompétence économique », écrivent les signataires dans cet appel rendu public mardi et réunissant socialistes, sociaux-démocrates et travailliste.
En France, l’appel est initié par le député européen Harlem Désir, numéro deux du PS.
Fustigeant les « illusoires remèdes miracles datant des années 20″, ils se disent « convaincus que les citoyens européens méritent mieux que les perspectives inquiétantes promises par les conservateurs au pouvoir et les résultats catastrophiques » obtenus.
La riposte « ne sera crédible que si la gauche est en mesure d’offrir un ensemble cohérent de propositions alternatives pour répondre à la crise », « développer une plateforme commune pour l’avenir », avec « dix composants », notamment:
- reconnaître à la BCE le droit « Ã  acheter des obligations d’Etat quand la monnaie est attaquée »
- Augmenter le budget européen en priorité pour « promouvoir les technologies innovantes, financer des investissements sociaux, d’infrastructure et de développement durable »
- Renforcer les ressources propres de l’UE « par des taxes sur l’énergie »
- Taxer les transactions financières pour, notamment, soutenir l’emploi des PME
- Soutenir les investissements européens par des « Project Bonds émis par l’Union, et garantis par la BCE », pour la nouvelle économie verte
- « Lutter contre le dumping social et environnemental », avec des taxes sur les importations de pays tiers non respectueux des normes environnementales européennes
Les premiers signataires sont Harlem Désir, député européen, secrétaire national à la Coordination (PS,France), Panagiotis Beglitis, député, porte-parole du PASOK (Grèce), Josep Borrell Fontelles, ancien Président du Parlement européen (PSOE, Espagne), Sergio Cofferati, député européen, ancien secrétaire général du syndicat CGIL  (PD, Italie), Jo Leinen, député européen (SPD, Allemagne), Lord John Monks, ancien secrétaire général de la Confédération Européenne des Syndicats (Labour, Royaume-Uni), Hannes Swoboda, président du Groupe S&D au Parlement européen (SPÖ, Autriche).
(AFP)

Le candidat Sarkozy attaque les corps intermédiaires, hier le président Sarkozy promettait de les respecter !

Posté le Lundi 20 février 2012 |

Dans sa campagne démagogique, Nicolas Sarkozy est prêt à raconter n’importe quoi, surtout le contraire de ce qu’il disait hier.
Les attaques de Nicolas Sarkozy contre les corps intermédiaires et les partenaires sociaux sont non seulement odieuses mais elles relèvent surtout de la plus pure démagogie:  Sarkozy attaque les corps intermédiaires, hier il promettait de les respecter !
Dans ses voeux du 17 janvier 2008, il disait ainsi : « Bâtir la confiance, c’est faire confiance à la société civile française, aux associations, aux syndicats, à tous les corps intermédiaires, afin que ces derniers puissent trouver, à leur niveau, les solutions  » gagnant-gagnant  » les mieux adaptées à leur situation. »

Le 18 septembre 2007, il promettait : « Je veux vous dire que les partenaires sociaux, et plus généralement les corps intermédiaires, seront écoutés, seront respectés, peut-être plus que cela n’a jamais été le cas. Ma porte leur est toujours ouverte et elle le restera. Je saisis d’ailleurs cette occasion pour dire toute mon estime à ces grands acteurs sociaux »Â (40e Anniversaire de l’Association des Journalistes de l’Information Sociale)
La démocratie sociale est encore un domaine dans lequel Nicolas Sarkozy est l’homme des promesses non tenues. Ce double discours montre que Nicolas Sarkozy est prêt à toutes les contradictions, pour tromper les Français: comme hier il les a trompés en prétendant respecter les partenaires sociaux, il les trompe aujourd’hui en se présentant comme le candidat du peuple. Il est surtout le candidat de toutes les contradictions, toutes les démagogies, toutes les amnésies !

Marseille : le discours d’un candidat qui fracture la France

Posté le Dimanche 19 février 2012 |

A Marseille aujourd’hui, Nicolas Sarkozy a prononcé un discours plein de caricatures mais vide de propositions.

Ce mauvais copier-coller de 2007 ne suffira pas à tromper les Français: Nicolas Sarkozy ne propose rien pour sortir de la crise et croit détourner leur attention avec sa vieille antienne sur « immigration, insécurité, identité nationale ».

Le président des promesses non-tenues et de l’impuissance face à la crise croit effacer son bilan catastrophique avec les mêmes coups de menton qu’en 2007 sur le « courage » et la « vérité ». La vérité, c’est que son quinquennat est une faillite pour la France, le courage ce serait de le reconnaître !

Surtout, Nicolas Sarkozy a tenu le discours brutal d’un candidat qui fracture la France: sa seule proposition semble être le clivage, l’affrontement des camps politiques, et l’opposition des Français les uns contre les autres .

Le plus inquiétant dans ce discours, c’est l’obsession de Nicolas Sarkozy à désigner des ennemis de la France, à commencer par la gauche et les corps intermédiaires !

Dans ce discours, le sectarisme et les attaques grossières devaient dissimuler le manque de proposition et de vision pour la France. Face à la désaffection des Français, après une entrée en campagne qui ne convainc pas, le candidat sortant choisit une stratégie de la tension, dangereuse pour l’unité de notre pays: ce n’est pas cela aimer la France.

La France n’a pas besoin d’ajouter la division à la crise, elle a besoin d’une force sereine, d’une vision forte et de propositions claires: celles de François Hollande.