Ali Soumaré a “le droit de faire campagne” (AFP)
Posté le Lundi 22 février 2010
Harlem Désir, numéro deux du PS, a estimé lundi qu’Ali Soumaré, tête de liste PS dans le Val-d’Oise, accusé par plusieurs élus UMP d’être un “délinquant multirécidiviste”, a le “droit de faire campagne” et a accusé la droite “d’abaisser le niveau de la campagne”.
“Ali Soumaré dans sa jeunesse, quand il avait 19 ans, a été condamné. Il a payé, et il semble que cette condamnation ait été depuis effacée de son casier judiciaire”, a affirmé l’eurodéputé à LCI.
“Ali Soumaré a eu un parcours. Il est aujourd’hui un jeune homme qui joue un rôle de modérateur, de médiateur, dans sa ville de Villiers-le-Bel, reconnu par tous, y compris par les forces de police. Il a le droit de faire campagne, de défendre un projet pour l’avenir de sa ville, de son département, de sa région”, a ajouté M. Désir.
“On est en train d’abaisser le niveau de la campagne. Une campagne doit se mener sur des projets, des idées, pas en attaquant des personnes”, a-t-il dit.
M. Désir s’est demandé si les allégations du maire UMP de Franconville, Francis Delattre, contre M. Soumaré n’était pas “une sorte de revanche, parce qu’il n’a pas supporté qu’il y ait une réaction aussi large de condamnation après qu’il (eut) lui-même traité M. Soumaré de +joueur de réserve du PSG+”.
L’eurodéputé a dénoncé aussi “une sorte de morgue sociale” chez Axel Poniatowski, tête de liste UMP dans le Val d’Oise, qui s’était déclaré “outré” par la candidature de M. Soumaré.
“Si tout ce que la droite a à proposer, c’est de s’en prendre systématiquement à ce jeune de quartier, Ali Soumaré, c’est le degré zéro de projet politique”, a encore dénoncé M. Désir.
Chantal Jouanno, tête de liste UMP à Paris, a demandé également qu’on “revienne à un débat projet contre projet”, a-t-il rappelé.
em/rhl/ei
Popularity: 14%

Commentaires