Harlem Désir

Secrétaire national à la Coordination / Député européen

Discours de Lyon : Sarkozy, le candidat du « mentir plus pour gagner plus »

Posté le Dimanche 18 mars 2012 | Harlem Désir

A Lyon, Nicolas Sarkozy a montré qu’il est plus que jamais le candidat du « mentir plus pour gagner plus ! »

Il croit qu’il peut promettre n’importe quoi pour faire oublier son bilan. Il ment ouvertement aux Français mais personne ne le croit : c’est un numéro de camelot qui n’est pas à la hauteur de la fonction présidentielle.

Surtout, il y avait encore aujourd’hui des accents d’une ressemblance inquiétante entre le discours de Marine le Pen à Ajaccio et de Nicolas Sarkozy à Lyon. Comme Marine Le Pen, Nicolas Sarkozy fait une campagne de guerre civile, qui divise la France en clans : il est indécent et dangereux de la part d’un président de faire huer par ses partisans les chômeurs, les étrangers, les syndicats, l’Europe.

Il mène une campagne de diversion contre l’immigration pour ne pas rendre compte de son bilan et de son échec sur le chômage, le pouvoir d’achat, la croissance.

Sarkozy en est réduit à chercher son oxygène à l’extrême-droite. Il extrême-droitise et « front-nationalise » délibérément sa campagne pour ne pas s’effondrer dans les sondages.

Derrière les vociférations et les coups de menton de Nicolas Sarkozy, il n’y aucun projet pour la France ! La grande différence entre le programme de François Hollande et celui de Nicolas Sarkozy, c’est que celui de Hollande existe ! Hollande est le candidat de la vérité, alors que Sarkozy a été le président du mensonge. Il a le pire bilan de la Ve République : avec lui la France a perdu 5 ans !

Sarkozy dit qu’il en assez des critiques de l’opposition, mais les Français en ont assez des mensonges, de l’arrogance d’un Président qui a échoué et qui propose de continuer la même politique en pire.

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“La victoire de Hollande sera un signal pour la gauche européenne”

Posté le Samedi 17 mars 2012 | Harlem Désir

INTERVIEW - Des dirigeants socialistes européens étaient réunis autour de François Hollande samedi matin, au Cirque d’hiver. En marge de cette réunion, Harlem Désir, le numéro deux du PS, a répondu aux questions du JDD.fr. Il promet que “la victoire du candidat socialiste sera un signal” pour le reste de la gauche européenne.

S’il est élu, François Hollande dit qu’il ira voir Angela Merkel à Berlin. Que se passera-t-il si la chancelière refuse de renégocier le traité?
François Hollande tient beaucoup au rôle de la France et de l’Allemagne au cÅ“ur de la construction européenne. Mais il veut qu’il y ait dans cette relation franco-allemande un équilibre entre l’exigence de répondre à la crise de la dette, avec du sérieux budgétaire, et l’exigence de croissance. Fort d’un nouveau mandat, il ira réengager la discussion avec Angela Merkel qui portera sur la nécessité de renégocier le traité budgétaire (signé le 1er mars par 25 des 27 chefs d’Etats de l’UE, Ndlr). Pour l’instant, ce dernier n’est pas ratifié par les Parlements des Etats membres de l’Union européenne.

Ne sait-il pas déjà qu’il obtiendra un “non” de la chancelière?
La discussion ne pourra pas être esquivée, parce que même en Allemagne, où il faut une majorité de deux tiers au Bundestag, le SPD demande aussi à ce que soit ajouté au texte un pacte pour la croissance. Donc aujourd’hui, François Hollande a montré qu’il était attendu en Europe et d’autres forces politiques progressistes comptent sur sa victoire pour une réorientation politique européenne qui va dans un autre sens que l’austérité.

Vous misez donc sur la victoire des socialistes dans d’autres pays d’Europe?
Les socialistes européens disent que la victoire de François Hollande le 6 mai sera un signal pour toute l’Europe qui renforcera la bataille menée par la gauche en Allemagne, en Italie et en Espagne pour renverser le rapport de force. Il y a aujourd’hui un rejet des politiques d’austérité des conservateurs. Ils ont échoué en Europe et n’ont pas permis de régler le problème de la crise. Il y a une attente très forte à l’égard de François Hollande et sa victoire sera un point d’appui pour la gauche dans tout le reste de l’Europe.

Cette réunion était-elle une manière de répondre à la supposée alliance des conservateurs européens à l’encontre de François Hollande?
Face à cette internationale des conservateurs, incarnée par Sarkozy et Merkel, il y a en face une force des socialistes, qui s’allient dans toute l’Europe et qui défendent les attentes des peuples.

Que répondez-vous à ceux qui disent que la renégociation du traité est utopiste?
C’est la politique qui l’emportera. Nul ne pourra ignorer le mandat qu’aura reçu François Hollande du peuple français s’il l’emporte le 6 mai. En l’élisant, les Français lui donneront un mandat pour aller discuter avec ses partenaires européens d’une autre construction européenne. Et il ne peut pas y avoir d’avancée sans la contribution de la France. Les éléments même de la relation entre la France et l’Allemagne seront posés dans des termes nouveaux. Nicolas Sarkozy a fait perdre du crédit à la France avec les cadeaux fiscaux inconsidérés qu’il a fait au début de son mandat et qui ont aggravé les déficits. Mais il faut aussi qu’il y ait une Europe de soutien à l’innovation, à la recherche. Parce que si l’Europe n’est pas au service de l’innovation, de la recherche, alors elle ne sera pas soutenue par les peuples.

Caroline Vigoureux - leJDD.fr

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Harlem Désir à Budapest les 14 et 15 mars

Posté le Jeudi 15 mars 2012 | Harlem Désir

Harlem Désir s’est rendu les 14 et 15 mars à Budapest, en Hongrie, pour soutenir les forces démocratiques de ce pays contre la politique du gouvernement de Viktor Orban. A la tête d’une délégation du Parti Socialiste, il a représenté François Hollande ainsi que le Parti Socialiste européen.

Retrouvez la tribune qu’Harlem Désir a publiée sur Rue89 pour expliquer pourquoi il manifeste aux côtés des démocrates hongrois.

Le 14 mars, il a rencontré Attila Mesterházy, président du Parti Socialiste hongrois (MSZP), au siège de son parti à Budapest.

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Harlem Désir avec Attila Mesterházy

Harlem Désir s’est ensuite entretenu avec des membres du collectif Solidaritas.

En soirée, il a participé à un dîner avec de jeunes activistes de la société hongroise et des ONGs, engagés dans la défense des droits de l’homme, des droits civils et LGBTs, et la lutte contre le racisme, l’antisémitisme et les discriminations (en particulier contre les Roms).

Le 15 mars au matin Harlem Désir s’est rendu à Gyöngyöspata, ville contrôlée par le parti d’extrême droite Jobbik. Il a été accueilli par la communauté Rom, qui vit sous la pression d’une milice paramilitaire du Jobbik. Janos Farkas, représentant de la communauté, qui a reçu Harlem Désir, a témoigné de leur situation: ils vivent dans une peur permanente, et leurs enfants sont victimes de ségrégation à l’école.

De retour à Budapest, Harlem Désir a parlé de la liberté culturelle sous Orban avec Szabó György, Directeur du Centre d’Arts contemporains Trafó, et Upor László, dramaturge au Nouveau Théâtre.

Enfin, Harlem Désir a participé à la manifestation pour les libertés qui a eu lieu à Budapest le 15 mars à 15H00, contre le gouvernement Orban, par solidarité avec le peuple hongrois. Il était accompagné de Sylvie Guillaume, députée européenne, et de Sandrine Mazetier, députée.

Lors de la manifestation, il s’est entretenu avec András Arató, directeur de Klubradio, seule radio d’opposition en Hongrie, en bataille contre le Gouvernement Orban.

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Harlem Désir avec András Arató

Cet évènement, qui a regroupé des dizaines de milliers de personnes, était organisé par le mouvement Milla (One million for freedom of Press in Hungary). Harlem Désir a rencontré son principal organisateur.

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Harlem Désir avec le principal organisateur de la manifestation

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Hongrie: des dizaines de milliers de manifestants contre Viktor Orban

Posté le | Harlem Désir

Au nom des socialistes et de François Hollande, Harlem Désir a manifesté pour les libertés à Budapest, avec des dizaines de milliers de manifestants, par solidarité avec le peuple hongrois.

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Tribune sur Rue89 : à Budapest, avec les démocrates hongrois contre Orban!

Posté le | Harlem Désir

L’Europe ne peut plus fermer les yeux ! La gravité des évènements qui se déroulent au cÅ“ur même de l’Union est inacceptable.

De quoi parlons-nous ? De discriminations massives contre les Roms de Hongrie, et de violences perpétrées par des milices, avec la complicité et parfois le soutien à peine masqué des autorités. De la prise en main systématique des rouages de l’Etat par les hommes d’un parti, le Fidesz de Viktor Orban. D’un Premier ministre retirant le mot « République » de la Constitution et y inscrivant une devise religieuse, modifiant les lois pour museler la presse, surveiller ses sources et réduire le pluralisme des médias.

Une radio d’opposition s’est déjà vue retirer le droit de faire entendre sa voix. L’âge de départ à la retraite des juges est abaissé pour se débarrasser des juges indépendants. Les opposants politiques sont collectivement rendus responsables des crimes de l’ancien régime soviétique et menacés de se voir interdire la participation aux élections. Le droit à l’avortement et la liberté religieuse sont remis en cause.

 Des passerelles avec la droite la plus dure

Comme aux heures les plus sombres des autoritarismes européens, la culture et la création sont mis sous tutelle : deux directeurs récemment nommés à la tête d’un théâtre d’Etat sont de farouches antisémites, ouvertement néofascistes.

Le premier ministre hongrois prétend incarner le dernier rempart contre le Jobbik, ce parti d’extrême droite qui a créé une sinistre milice, la Garde Magyare.

Mais derrière sa rhétorique éculée, Viktor Orban incarne en réalité cette tendance d’une partie de la droite européenne à créer des passerelles avec la droite la plus dure, la plus extrémiste et la plus xénophobe.

Incapable de sortir son pays de la crise, d’arrêter l’effondrement du forint comme l’ascension du Jobbik, Orban gouverne en manipulant les peurs et en soufflant sur les braises toujours prêtes à flamber de l’ultranationalisme.

Il est malheureux que les conservateurs européens apportent leur caution à cette inquiétante dérive. Que le Parti populaire européen (PPE), dont la branche française est l’UMP, ait crû bon d’inviter Orban il y a à peine trois mois à son congrès de Marseille en dit long sur ses ambiguïtés.

Double discours du gouvernement français

Que penser du double discours du gouvernement français qui, par la voix d’Alain Juppé, exprime des réserves sur le régime hongrois, mais se garde bien, dans le silence assourdissant de Jean-François Copé, de retirer à Orban ses fonctions de vice-président du PPE ou d’en exclure le Fidesz ?

Comment les conservateurs d’Europe peuvent-ils s’ériger en sainte alliance contre un progressiste français, mais faire preuve d’une passivité coupable envers la dérive autoritaire et nationaliste du premier ministre hongrois ?

Il faudra plus qu’un simple rappel à l’ordre pour faire entendre raison à Viktor Orban, il faudra de la fermeté, de la détermination et si nécessaire des sanctions contre ce gouvernement, qui fassent comprendre que l’Europe tient à ses valeurs. Car le gouvernement de Hongrie se trouve aujourd’hui en pleine violation de l’article 2 du traité sur l’Union européenne, qui place au cÅ“ur de l’identité européenne les valeurs fondamentales « de liberté, de démocratie, d’égalité, d’Etat de Droit, de respect des droits de l’homme, [...] des minorités ».

Ce qui se joue à Budapest dépasse la seule Hongrie. Orban restreint les libertés, il méprise les droits d’une partie de ses citoyens en raison de leur origine, il attise un nationalisme dangereux pour ses voisins, en tentant d’y réactiver le nationalisme hongrois chez les minorités magyares de Transylvanie en prétendant changer leur nationalité de rattachement.

C’est l’idée européenne qui est en jeu

L’UE, si elle ne réagit pas plus fermement risque le déshonneur : le recul démocratique ne peut pas être pas être occulté par la crise économique, qu’en réalité il aggrave. L’Union européenne doit montrer, y compris à ses propres citoyens, à quoi elle attache du prix. Elle ne peut se réduire à un gendarme des déficits et renoncer à être la gardienne des libertés. Elle ne peut pas menacer de sanction un Etat membre qui ne respecte pas la discipline budgétaire et rester indifférente, inerte et impuissante quand ses valeurs fondamentales sont violées. C’est l’idée européenne qui est en jeu.

Il est temps que les démocrates européens haussent le ton, joignent leurs voix à celle des démocrates hongrois pour condamner la politique d’un gouvernement qui fait honte à la démocratie, honte à l’Europe et aux valeurs qu’elle défend.

La société civile, qui a déjà organisé plusieurs grandes manifestations, a choisi de descendre à nouveau dans les rues de Budapest ce 15 mars, jour de fête nationale, date à laquelle la Hongrie commémore son soulèvement, au XIXe siècle contre l’Empire.

L’Europe doit plus que jamais être aux côtés des héritiers du « printemps des peuples » de 1848, de l’insurrection de 1956 et de la fin du « rideau de fer » en 1989.

Ce 15 mars, au nom des socialistes et de François Hollande, je manifeste à Budapest, par solidarité avec le peuple hongrois, parce qu’un nouveau printemps démocratique est possible en Europe.

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