Harlem Désir

Député Européen / Secrétaire National du PS

La droite ne musellera ni la presse ni l’opposition !

Posté le Vendredi 9 juillet 2010 | Harlem Désir

La réponse d’Harlem Désir dans France Soir à la tribune de Frédéric Lefebvre parue le 8 juillet dans le même quotidien.

Hier, dans France Soir, le porte-parole de l’UMP, Frédéric Lefebvre, accusait avec le sens des nuances qu’on lui connaît, la gauche et les médias d’avoir ourdi un complot contre M.Woerth.

L’outrance de sa tribune est telle qu’elle disqualifie son auteur et son propos, mais le devoir de tout démocrate est de répondre quand l’UMP et le Gouvernement ne reculent devant aucun excès et ne renoncent plus à aucune injure.

Est-ce la démocratie quand M.Bertrand traite Médiapart de site « aux méthodes fascistes » ou que M.Lefebvre évoque une presse « aux relents d’extrême-droite et de trotskisme mêlés » ? Est-ce la démocratie quand des ministres attaquent avec une violence inouïe la presse indépendante qui refuse de se plier aux ordres?

Est-ce la démocratie quand on dénie à l’opposition, et plus généralement aux citoyens, non seulement le droit de recevoir des réponses mais même celui de poser des questions sur des affaires qui mettent en cause la confusion entre intérêt public et intérêts privés ?

Et quelle pitoyable défense que de tenter d’entraîner l’ensemble des acteurs publics dans l’opprobre ! Piètre diversion que de prétendre s’en prendre à Martine Aubry et à Ségolène Royal dont M Lefebvre est bien en peine de trouver quoique soit à leur reprocher si ce n’est d’avoir été ministre de François Mitterrand ! Faudrait-il qu’elles s’excusent de ce motif de fierté ? Martine et Ségolène étaient aussi ministres de Lionel Jospin quand il a moralisé la vie publique en supprimant les fonds secrets.

A la crise économique et sociale, ce Gouvernement ajoute la crise des valeurs et la crise de régime. Ce qui détruit la confiance des citoyens et qui nourrit le populisme, ce n’est pas de dire la vérité, c’est l’opacité, la confusion des casquettes et les petits arrangements entre amis. Là où devait régner la République irréprochable s’est installée la collusion insupportable entre sommet de l’Etat, puissances d’argent.

Ce que les Français attendent, c’est la fin du grand mélange des genres entre intérêts privés et affaires de l’Etat. J’accuse, moi, le Président de la République et le Ministre-trésorier de l’UMP d’abaisser leurs fonctions quand ils promettent à des millionnaires, lors des réunions de donateurs de leur parti de ne jamais toucher au bouclier fiscal !

Il faut maintenant des réponses claires, toute la vérité, une enquête judiciaire indépendante et une commission d’enquête parlementaire libre de ses investigations. On ne peut que condamner des écoutes illégales, mais on ne peut également que réprouver ce que ces écoutes ont révélé. Car, est-il normal qu’un ministre reçoive un financement politique sur le compte d’un « parti » personnel, jusqu’ici inconnu, de la part d’une contribuable milliardaire qu’il est censé contrôler ? Est-il normal que son épouse soit embauchée par ladite contribuable et son conseiller, dans une des sociétés qui organisent son évasion fiscale ? Est ce normal que le ministre du budget gère, parallèlement à ses fonctions ministérielles, les finances de l’UMP ? Depuis plusieurs jours le pouvoir tente de créer un rideau de fumée en multipliant les diatribes hystériques contre la presse et l’opposition. La seule chose qu’on sait avec certitude c’est qu’on ne sait toujours pas toute la vérité sur ce système opaque. Mais l’intimidation n’a pas sa place en démocratie.

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Quand M.Woerth remettait la légion d’honneur au conseiller de Liliane Bettencourt employeur de son épouse

Posté le Mercredi 23 juin 2010 | Harlem Désir

Le journal Le Point nous apprend que l’homme de confiance de Liliane Bettencourt, Patrice de Maistre, a reçu les insignes de la Légion d’honneur des mains d’Éric Woerth, alors ministre du Budget, le 23 janvier 2008 à Bercy.

On se demande quels services exceptionnels M de Maistre, conseiller financier de Liliane Bettencourt, avait rendus à la nation pour se voir remettre la legion d’honneur par M Woerth ? A moins que ce ne soit pas pour service rendu à la Nation mais à l’UMP ? On est en pleine confusion des genres et des valeurs et chaque révélation ne fait qu’ajouter à l’écoeurement.

Remettre, en tant que ministre au nom de la République, la légion d’honneur à quelqu’un qui n’a d’autre mérite que d’avoir fait des dons à votre parti, dons que vous avez recu en tant que trésorier de l’UMP, c’est un mélange des genres intolérable …

Un grotesque trafic de breloques qui illustre de nouveau le conflit d’intéret dans lequel patauge le ministre-trésorier. Maintenant qu’il est établi que M. De Maistre est l’organisateur d’une vaste fraude fiscale, est ce que le gouvernement va annuler cette légion d’honneur ? Car à qui M. de Maistre fait il honneur au juste et où est l’honneur de ceux qui lui ont remis cette médaille ?

Et une question : quand s’arrêtera la litanie des révélations des privilèges et abus des membres du Gouvernement, particulièrement indécents quand les Français sont frappés par la crise et que la droite ne jure que par la rigueur ? Ce n’est pas la même rigueur pour tout le monde !

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Retraites : Harlem Désir inquiet pour le Fonds de Réserve

Posté le Jeudi 29 avril 2010 | Harlem Désir

Le Fonds de Réserve pour les Retraites (FFR), créé par Jospin en 1198 pour passer le cap démographique de 2020 et doté d’une trentaine de milliards d’euros, sera-t-il mis à contribution par le gouvernement dans le cadre de la prochaine réforme ? « Ils n’écartent pas l’idée de la vider, alors qu’il est censé amortir le choc démographique dans les années à venir », s’insurge Harlem Désir, député européen socialiste, au sortir de sa rencontre avec le ministre du Travail, Eric Woerth, qui le recevait hier avec Martine Aubry. Une utilisation d’autant plus injustifiée « qu’ils ne pourront s’en servir qu’une fois ». Au cabinet d’Eric Woerth, on assure que le ministre « n’a jamais dit cela », sans pour autant repousser totalement l’idée : « Soit on y touche, soit on n’y touche pas ». Bref, le pactole semble bien sur la table et pourrait tenter le gouvernement. D’autant que son montant correspond au déficit du régime en 2010. Pour Désir, une chose est sûre : le ministre envisage clairement de repousser l’âge légal de départ (actuellement à 60 ans) et de coupler cette mesure avec un éventuel allongement de la durée de cotisation.
(publié dans Libération, jeudi 29 avril 2010)

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Pour Continental, le prix de la dignité est de 260 dinars

Posté le Mardi 30 mars 2010 | Harlem Désir

600 des 1.120 salariés de l’usine Continental de Clairoix, licenciés pour motif économique en 2009, ont reçu lundi par lettre recommandée une proposition de reclassement à Bizerte en Tunisie, rémunérée 260 dinars par mois, soit 137 euros pour un travail d’opérateur de production.
 
Il s’agit là d’une provocation indigne de la part de la direction de Continental, d’une atteinte à la dignité des travailleurs de Clairoix. Pour Continental, le prix de la dignité par le travail est de 260 dinars, c’est à dire le salaire minimum tunisien.
 
C’est un geste de mépris insupportable dans un contexte de conflit social dur, et après des licenciements dont la brutalité a ému les Français.
 
Contrairement à ce qu’affirme Continental, cette offre n’est pas une obligation légale rigide, la législation incite l’employeur à hiérarchiser les offres de reclassement en privilégiant les postes équivalents en son sein - et non dans une de ces filiales comme c’est le cas pour les salariés de Clairoix -, et en France.
 
C’est donc bien la direction de Continental qui prend la responsabilité de déclencher la colère et le désespoir des salariés, dont les familles connaissent d’immenses difficultés et méritent le respect.
 
Je demande que l’inspection du travail se saisisse au plus tôt de ce dossier.

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“L’Europe comme bouc émissaire”

Posté le Jeudi 25 mars 2010 | Harlem Désir

Dans une interview donnée au journal Le Parisien/Aujourd’hui en France, Harlem Désir reproche au Président de la République de prendre l’Europe comme bouc émissaire. Lire l’interview

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