Posté le Jeudi 14 janvier 2010
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 Le malheur s’acharne contre le pays de Toussaint Louverture. La première colonie d’Amérique à avoir conquis son indépendance, coupant les ponts héroïquement en 1802, sans précaution, pour en finir avec l’esclavage rétabli, inventer sa liberté, vivre sa dignité sur ce bout de terre où avaient été amené les esclaves au bout de l’océan, est devenu l’un des pays les plus pauvres du monde. Aujourd’hui, au déchainement de la terre s’ajoute l’acharnement de la misère. Des constructions incapables de résister au secousses sismiques, des services de secours inexistants comme l’Etat lui même qui a sombré depuis longtemps, bien avant que n’apparaissent les crevasses du tremblement de terre. On parle de plus de 100 000 morts ce soir. Chiffre effarant, inhumain comme ces images de corps coincés dans les décombres et celles de ces hommes et ces femmes, de ces enfants errants dans Port au Prince sans refuge. C’est l’heure de la solidarité immédiate qui doit être massive de la part de tous ceux qui disposent de la technologie, des moyens, des secouristes. La France doit être avec Haïti, peuple frère, peuple ami qui s’est émancipé, révolté, au nom même des valeurs de la révolution française, celles qu’aujourd’hui nous partageons avec lui. Liberté, fraternité. La France se mobilise et Martine Aubry a appelé les collectivités locales socialistes à apporter toute leur aide à Haïti, à renforcer les secours, à soutenir les ONG, et les Français à faire de même. L’Europe se mobilise et nous devrons voter au Parlement européen une augmentation du fond d’intervention européen si ses moyens actuels sont insuffisants. C’est la plus élémentaire humanité qui doit s’exprimer pour le peuple haïtien, qui n’a ni pétrole, ni minerai, ni position stratégique dans les mers et qui est juste un peuple. Il faudrait un G 20 de la solidarité et de la reconstruction. Un signe en cette occasion d’une mondialisation humaine pour ces milliers de victimes, d’orphelins, de survivants privés de tout. Pourra t on leur accorder ne serait ce qu’un centième de ce qui a été consacré il y a un an à sauver les banques ? Et lancer à cette occasion un grand plan de construction et d’équipement aux normes antisismiques, dans tous les pays de la planète qui sont exposés aux mêmes risques et que la pauvreté expose demain aux mêmes malheurs, qui n’ont pourtant rien de fatal
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