Harlem Désir

Député Européen / Secrétaire National du PS

Harlem Désir dénonce les “diatribes hystériques contre la presse et l’opposition” (AFP)

Posté le Dimanche 11 juillet 2010

PARIS,  9 juillet 2010 (AFP) - Le numéro deux du PS, Harlem Désir, a dénoncé vendredi “les diatribes hystériques contre la presse et l’opposition” lancées par le “pouvoir”, et jugé “indigne” la “violente mise en cause” de la presse française par le Premier ministre François Fillon “depuis un pays étranger”.
“Le Premier ministre se lance dans une attaque et une mise en cause d’une violence inouïe à l’encontre de la presse française depuis un pays étranger”, a affirmé auprès de l’AFP l’eurodéputé.
“Cette stratégie d’intimidation à l’égard de la presse est indigne” et “n’a d’égale que le désarroi manifeste de l’UMP et son incapacité à apporter des réponses claires aux questions posées par les révélations de l’affaire Woerth/Bettencourt”, a estimé M. Désir.Selon lui, “le Premier ministre ferait mieux d’utiliser son énergie à faire éclater la vérité” plutôt “que d’utiliser son autorité pour tenter de l’étouffer”.
M. Fillon a critiqué vendredi lors d’un déplacement à Zagreb le traitement par la presse de l’affaire Bettencourt/Woerth, en dénonçant “des justiciers auto-proclamés”.
Par ailleurs, dans une tribune publiée dans France-Soir vendredi, M. Désir souligne que “depuis plusieurs jours, le pouvoir tente de créer un rideau de fumée en multipliant les diatribes hystériques contre la presse et l’opposition”.
“La seule chose qu’on sait avec certitude, c’est qu’on ne sait toujours pas toute la vérité sur ce système opaque”, mais “l’intimidation n’a pas sa place en démocratie”, prévient-il.
“Il faut maintenant des réponses claires, toute la vérité, une enquête judiciaire indépendante et une commission d’enquête parlementaire libre de ses investigations”, réclame le responsable socialiste. Il dénonce le porte-parole de l’UMP, Frédéric Lefebvre, qui “avec le sens des nuances qu’on lui connaît a accusé la gauche et les médias d’avoir ourdi un complot contre M. (Eric) Woerth”, ministre du Travail, empêtré dans l’affaire Bettencourt.
“Son outrance est telle qu’elle disqualifie son auteur et son propos, mais le devoir de tout démocrate est de répondre quand l’UMP et le gouvernement ne reculent devant aucun excès et ne renoncent plus à aucune injure”, affirme-t-il.
“Là où devait régner la république irréprochable, s’est installée la collusion insupportable entre sommet de l’Etat et puissances d’argent”, accuse-t-il.

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