Harlem Désir

Secrétaire national à la Coordination / Député européen

Harlem Désir interroge la Commission sur le non-respect de principes démocratiques lors des élections de 2011 en République centrafricaine

Posté le Jeudi 12 mai 2011

Harlem Désir, interpelé par les violations graves des principes internationaux de transparence, d’équité et de régularité qui se déroulées en République centrafricaine lors des élections générales du 23 janvier 2011, a posé une question écrite à la Commission européenne sur ces agissements, lui rappelant que ce pays étant signataire de l’Accord de Cotonou, il doit respecter les principes de la démocratie et de l’état de droit:

“Lors des élections générales en République centrafricaine, le 23 janvier 2011, les citoyens centrafricains étaient appelés à élire leur président ainsi que leurs représentants à l’Assemblée nationale. Or, la mission d’experts électoraux dépêchée par l’Union européenne a constaté plusieurs violations graves des principes internationaux de transparence, d’équité et de régularité qui régissent les élections démocratiques.
Le président de la République s’est également fait élire comme député à l’Assemblée nationale, outrepassant ainsi la séparation des pouvoirs exécutif et législatif. Il est aussi fait état de nombreuses fraudes et manipulations supposées, de l’absence de vérification sérieuse de l’identité des votants à la remise en cause profonde de l’indépendance de la commission électorale, en passant par l’absence des listes électorales dans de nombreux bureaux de vote, et bien d’autres encore. Le doute sur la sincérité des résultats est tel que les partis d’opposition ont préféré retirer leurs candidatures aux élections législatives, pour ne pas cautionner cette mascarade électorale.
Alors que la Commission a financé, à hauteur de 80%, l’organisation des élections générales, il n’est pas imaginable qu’elle reste silencieuse sur leur déroulement, au risque de cautionner ainsi le régime au pouvoir.
La Commission compte-t-elle demander aux autorités de la République centrafricaine la tenue rapide de nouvelles élections qui respectent cette fois les critères internationaux de démocratie?La Républicaine centrafricaine étant signataire de l’Accord de partenariat ACP-UE, ou Accord de Cotonou, lequel astreint ses signataires au respect des principes de la démocratie et de l’état de droit, la Commission européenne entend-elle sinon demander au Conseil de mettre en Å“uvre l’article 96 de l’Accord de Cotonou, qui prévoit la possibilité de sanction d’un État signataire en cas de non respect des principes démocratiques?”

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