Harlem Désir sur LCI à propos de l’affaire Bettencourt : “République des proches”, pas “République irréprochable”
Posté le Mardi 22 juin 2010
PARIS, 21 juin 2010 (AFP) - Harlem Désir, numéro deux du PS, a estimé lundi qu’avec l’affaire Bettencourt où le nom d’Eric Woerth est cité, on assiste “à la République des proches”, alors que “M. Sarkozy avait parlé de République irréprochable”.
“Est-ce que M. Woerth quand il était ministre du Budget, a vraiment fait en sorte que l’administration fiscale mène toutes les enquêtes sur la fiscalisation des avoirs de Mme Bettencourt ?”, a demandé sur LCI M. Désir. “Est-ce qu’il y a eu ou non confusion des genres ? De toute évidence, oui”.
“M. Sarkozy nous avait parlé de la République irréprochable. On a plutôt assisté à la République des proches, la République du Fouquet’s, la République du Bristol”, a assuré l’eurodéputé.
M. Désir a pointé le Bristol, hôtel de luxe où, selon lui, “on réunissait les donateurs de l’UMP en présence du ministre du Budget, trésorier de l’UMP et parfois du Président de la République pour leur promettre, en échange des dons qu’il faisait à l’UMP, qu’on n’abrogerait pas le bouclier fiscal”.
Les parlementaires socialistes “demanderont à l’Assemblée nationale que le gouvernement rende compte dans la transparence et dans la clarté du rôle qui a été joué par le ministre du Budget”, a-t-il ajouté.
“Il faut que les faits soient établis. S’il y a eu confusion des genres, cela n’est pas acceptable (..) et s’il y a eu conflit d’intérêt, il faudra en tirer les conclusions concernant la présence de M. Woerth au gouvernement”, a assuré M. Désir.
“Soit il n’y avait pas de problème avec ce mélange des genres et alors on se demande pourquoi aujourd’hui dans une espèce de sauve-qui-peut, il annonce la démission de sa femme; soit il y avait un problème, et donc il faudra regarder si il y a eu confusion des genres”, selon l’eurodéputé.
M. Woerth a annoncé lundi que son épouse allait démissionner “dans les prochains jours” de la société où elle gère depuis 2007 une partie de la fortune de Liliane Bettencourt, l’héritière milliardaire de L’Oréal.
Par ailleurs, celle-ci a annoncé la régularisation fiscale de ses avoirs “qui seraient encore aujourd’hui à l’étranger”.
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