Quand la France est malade de son président…
Posté le Mercredi 25 août 2010
Un profond sentiment de malaise plane sur cette rentrée :la France est malade de son Président. Le malaise dépasse les clivages habituels, se répand jusque dans les rangs de l’UMP et atteint maintenant le sommet de l’Etat puisque même le Premier ministre ressent le besoin de se démarquer.
Nicolas Sarkozy fait souffler un vent mauvais sur le pays. A force d’exploitation des peurs, de stigmatisation et d’amalgames, il divise, provoque et altère l’image de la France à l’étranger. Les Français ne s’y reconnaissent plus et n’en peuvent plus.
Nicolas Sarkozy était déjà le Président de l’injustice fiscale, de l’inégalité sociale, de l’impuissance économique, il est devenu le Président de la faillite sécuritaire et désormais son quinquennat risque d’être frappé du sceau du déshonneur.
Confronté à l’accumulation vertigineuse de ses échecs et au désaveu des Français, Nicolas Sarkozy semble pris dans un jusqu’au boutisme et une fuite en avant qui mettent la France à bout de nerfs en attisant les haines, la xénophobie et la défiance de tous contre tous.
Il dégrade la France, et du Pape au Conseil de l’Europe, de l’ONU au New York Times, des voix s’élèvent partout pour rappeler à ses propres valeurs de tolérance le pays qui était jusqu’alors le berceau des droits de l’Homme.
Il malmène la France lorsqu’il mine la cohésion nationale en dressant les Français les uns contre les autres selon leurs origines, en ethnicisant la question de l’insécurité, en attaquant violemment les Roms et les étrangers.
La gauche a eu raison de ne pas céder aux coups de menton du Chef de l’Etat, à ses provocations, à son attitude de plus en plus instable et brutale et à ses tentatives désespérées d’engager des polémiques stériles.
Depuis 2002, Nicolas Sarkozy a failli face à l’insécurité, dont il n’a su faire que l’enjeu de petits calculs électoraux. Les déclarations martiales ne dissimulent plus son incapacité à juguler l’insécurité sur le terrain. Et la tartufferie éclate au grand jour lorsqu’il envoie des chèques de 30 millions d’euros à des privilégiés avec le bouclier fiscal, et de l’autre supprime des forces de police dans les quartiers.
Cette politique est incohérente: la dérive morale et la surenchère des attaques du Président et de ses ministres contre les valeurs de la République ne créent que du trouble.
Le PS, lui, veut garantir avec fermeté la sécurité partout et pour tous.
Sur la sécurité, comme sur la croissance, l’emploi, la fiscalité, les services publics et les retraites, la gauche sera un remède au sarkozysme pour que les problèmes soient traités et non exploités et que la France ne soit plus malade de son président : nous protégerons et réconcilierons les Français.
Popularity: 17%

Commentaires