Harlem Désir

Premier secrétaire du Parti socialiste / Député européen

Discours d’Harlem Désir lors du Forum sur la transition écologique du 23 mars 2013

Posté le Samedi 23 mars 2013 |

(Seul le prononcé fait foi)

 Mesdames et Messieurs,

 Chers amis, chers camarades,

 

Je vous remercie d’être ici, nombreux, pour échanger et réfléchir ensemble à une question centrale de notre XXIème siècle : le déclenchement d’une transition écologique.

Je voudrais remercier Laurence Rossignol, la secrétaire nationale au Développement durable et à l’environnement, Eduardo Rihan Cypel, secrétaire national à l’Energie, Bernard Soulage, Valérie Rabault, Guillaume Bachelay, nos secrétaires nationaux qui ont préparé ce Forum avec elle ainsi que les personnalités, experts, acteurs de la société civile et particulièrement Jean Jouzel, co-fondateur du GIEC, Prix Nobel de la Paix, qui ont accepté de participer aux travaux de cette journée.

C’est un choix politique fort du Parti socialiste d’avoir décidé de consacrer son premier forum après le congrès de Toulouse à la transition écologique.

Au XXIème siècle, le socialisme ne peut plus se penser sans l’écologie et nous sommes convaincus que la transition écologique a besoin, pour réussir, de l’engagement des socialistes.

Bien sûr, d’autres grands défis sont à l’agenda politique et dans les esprits de nos concitoyens. Mais parmi tous ceux là, construire la transition écologique est sans doute celui qui exige le plus grand devoir d’invention, la plus grande audace, le plus grand saut dans nos modèles de vie et de pensée.

Changer nos modes de vie, de consommer, de produire, de transporter, pour sauver notre monde, c’est en résumé, la tâche qui nous attend. (Lire la suite…)

Réaction de Harlem Désir à la décision de l’Allemagne de sortir du nucléaire d’ici 2022

Posté le Lundi 30 mai 2011 |

PARIS, 30 mai 2011 (AFP) – Décision de l’Allemagne de sortir du nucléaire d’ici 2022: réaction de  Harlem Désir (PS)  

Harlem Désir, numéro 2 du PS : « Je crois que, nous aussi, nous devons nous préparer à la sortie progressive du nucléaire ». « On a été très bon dans le nucléaire, ça a joué un rôle à un moment. Demain, il faut qu’on soit pionnier dans le solaire, dans la géothermie, dans les éoliennes ». « Personnellement je pense qu’il faut se préparer à en sortir, même si ce sera long. Raison de plus pour commencer dès maintenant » (sur Canal+).

Harlem Désir appelle à un moratoire sur les financements publics de l’Union européenne aux projets miniers dangereux

Posté le Vendredi 20 mai 2011 |

Un audit fiscal a récemment révélé comment Mopani Copper Mine, un consortium exploitant le cuivre et le cobalt dans la Copperbelt en Zambie depuis 2000, exporte ses bénéfices hors du pays pour ne pas être soumis à l’impôt zambien et les transfère vers sa maison-mère, Glencore AG, qui a son siège en Suisse. De plus des analyses indiquent projet Mopani aurait des impacts environnementaux et sociaux très lourds (responsable de graves pollutions au dioxyde de soufre, contaminations de l’eau à l’acide, travailleurs précaires à bas salaires et licenciements massifs quand le prix du cuivre a chuté après la crise financière). Et cela alors que la Banque européenne d’investissement a accordé à Glencore, en 2004, un prêt environnemental de 48 millions d’euros. (Lire la suite…)

Le PS tient un Bureau national exceptionnel sur Copenhague

Posté le Mercredi 2 décembre 2009 |

ps-copenhagueLe parti socialiste a décidé il y a quelques mois d’organiser un événement majeur pour préparer le travail de la délégation qu’il enverra à Copenhague dans quelques jours à l’occasion du sommet des Nations-Unies sur le changement climatique. Ces négociations rassembleront des pays du Nord comme du Sud et représentent donc une chance historique d’inventer une nouvelle solidarité écologique (je vous renvoie à la tribune de Martine Aubry dans Le Monde).

C’est pourquoi nous avons organisé hier soir un bureau national extraordinaire dédié aux défis économiques, environnementaux et sociaux du
réchauffement, en présence d¹experts et de personnalités internationales comme Jean Jouzel. En tant que membre du GIEC (Groupe international d’experts sur le climat) il a reçu le prix Nobel de la paix en 2007 avec Al Gore.

Mon camarade Ousmane Tanor Dieng, Premier secrétaire du parti socialiste du Sénégal, que j’étais très heureux de revoir, l’a annoncé dès le début de la discussion : notre objectif est de tout faire pour que les décisions prises soient « ambitieuses et généreuses ». Généreuses, parce que le grand enjeu du réchauffement est la solidarité internationale et la création du fonds mondial qui permettra de la financer. Ambitieuses,
pour pouvoir assurer la transition vers un nouveau modèle de développement.  Fernando Gabeira (Député brésilien, fondateur du parti Vert) nous a aussi alertés collectivement : « Je ne suis pas naïf. Il y avait un consensus sur l’Arctique. Mais le consensus est en train de fondre avec la glace de la banquise, au fur et à mesure que l’on découvre du pétrole ». C’était d’ailleurs la métaphore du globe de glace installé hier dans la cour, symbole du réchauffement de la planète.

Ne nous laissons pas pour autant gagner par l’angoisse. Nous ne sommes pas des « marchands de malheur », comme l’a rappelé Sandrine Mathy (Présidente du Réseau action climat). Cette crise climatique aura de graves répercussions sociales et elle intervient en parallèle d’une très profonde crise financière. Le seul moyen de concevoir une solution globale au problème climatique est de transformer radicalement notre manière de créer, produire, consommer et nous déplacer, c’est-à-dire d’inventer un nouveau modèle de développement entièrement nouveau, c’est l’objet de la convention que le parti socialiste tiendra dans les prochains mois. C »est un « projet pour le monde » que l’on demande à la gauche, a souligné Pierre Radanne (Expert en politiques énergétiques), et un projet qui permette à chaque citoyen, y compris celui du Nord, une vie plus heureuse. (Lire la suite…)

Régionales : pour une union « Gauche Ecologie » dès le 1er tour

Posté le Lundi 6 juillet 2009 |

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Voici une tribune parue aujourd’hui sur le site d’information Rue89.com, n’hésitez pas à formuler vos commentaires.

 

En cette veille d’élections régionales, les forces politiques se mettent en ordre de bataille. Trop classiquement, peut être, à gauche où chaque formation semble d’abord vouloir utiliser cette échéance à des fins de stratégie. Nous prenons le risque de laisser passer l’occasion d’un profond renouveau, indispensable pour gagner et salutaire pour l’avenir.

Voilà pourquoi je fais la proposition que ces élections régionales marquent l’an 1 d’une nouvelle perspective à gauche : l’union « Gauche Ecologie » autour d’un grand projet commun.

Depuis 2004, la gauche rassemblée et les écologistes, dirige la quasi-totalité des régions, chaque composante apportant quelque chose à l’action. La gauche peut être fière de son bilan, mais ne doit pas s’en contenter : nous devons aller plus loin ensemble dans les domaines où nous avons réussi, ouvrir de nouveaux chantiers autour desquels construire une nouvelle dynamique de gauche, unie et audacieuse dans notre pays.

Pour cela, prenons le meilleur de chacun. A l’occasion des élections européennes, le rassemblement Europe Ecologie a montré à la fois le besoin de changement à gauche, d’ouverture aux mouvements citoyens et de réponses nouvelles face à la crise, qui prennent pleinement en compte l’exigence écologique. C’est un indéniable succès, mais emporté sur fond d’abstention forte, et qui laisse ouverte la question des partenaires nécessaires à ce rassemblement pour pouvoir agir efficacement au service de ses objectifs. Europe écologie a réussi au plan des idées comme de la démarche, mais a besoin d’alliés pour que ses idées l’emportent dans la pratique et se transforment en politiques concrètes. (Lire la suite…)