Harlem Désir

Premier secrétaire du Parti socialiste / Député européen

Consultation « règle d’or »: Harlem Désir s’étonne que le PS n’ait pas été invité

Posté le Lundi 5 septembre 2011 |

PARIS, 5 septembre 2011 (AFP) – Le patron par intérim du Parti socialiste Harlem Désir s’est étonné lundi que François Fillon n’ait pas invité le PS dans le cadre de ses consultations sur la « règle d’or », appelant le Premier ministre à faire en sorte que « les droits de l’opposition soient pleinement respectés ».
« J’apprends que le Premier ministre a annoncé son intention de procéder à des consultations des formations politiques, y compris de l’opposition. Je veux préciser que le PS n’a reçu aucune invitation à ce jour », a déclaré M. Désir à l’AFP.
« J’entends que l’opposition soit pleinement respectée », a-t-il ajouté, rappelant que « le Parti socialiste est la première formation de l’opposition, en particulier du fait de sa représentation au Parlement ».
« Donc, je demande au Premier ministre de ne pas chercher à contourner le PS, de ne pas se comporter d’une façon politicienne mais d’une façon pleinement républicaine », a-t-il dit.
Si le PS « est invité, il répondra évidemment à cette invitation », a assuré l’eurodéputé.
Matignon a annoncé lundi que François Fillon entamerait mercredi ses consultations d’experts et de responsables politiques en vue d’une éventuelle adoption de la « règle d’or » de retour à l’équilibre budgétaire.
Pour faire adopter la règle d’or budgétaire, qui fixera dans la Constitution le cheminement vers l’équilibre des finances publiques, par le congrès du Parlement, le gouvernement doit réunir une majorité des 3/5e, ce qui implique de convaincre des membres de l’opposition de s’y rallier.
Le PS a d’ores et déjà annoncé qu’il voterait contre.
swi/pa/ct

Réponse à la tribune de François Fillon

Posté le Vendredi 19 août 2011 |

Avec sa tribune, le Premier Ministre François Fillon assène aux Français, qui subissent durement la crise, la leçon d’économie du Professeur Banqueroute.François Fillon est le chef d’un Gouvernement et d’une majorité qui ont mis la France en faillite : la dette, désormais de 1800 milliards, a été multipliée par 2 en 10 ans de gouvernements de droite. C’est cette vérité qu’il tente aujourd’hui de masquer aux Français.

François Fillon appelle à l’union nationale pour payer les factures de sa gabegie fiscale mais depuis 2007 il a surtout fait l’union des plus riches pour se partager les cadeaux fiscaux.

Au plus fort de la crise, les Français n’attendent pas du Premier Ministre de publier des tribunes politiciennes, mais lui demandent un budget efficace et juste : François Fillon doit donc moins polémiquer avec l’opposition et plus agir au service des Français.

Les manÅ“uvres de l’UMP sont un danger : François Fillon et Nicolas Sarkozy font perdre du temps à la France et à l’Europe, alors qu’ils devraient poser de grands actes contre une grande crise. Ils devraient avoir le courage de reconnaître leurs erreurs et de revenir sur leur politique fiscale qui a plombé les finances de la France.

Le Parti socialiste a déjà affirmé trois propositions claires : la suppression de tous les cadeaux fiscaux dans un budget rectificatif dès la session extraordinaire de septembre ; la mise en place d’un vrai gouvernement économique européen, et non pas la structure sans pouvoir ni budget qui se réunira deux fois par an sous l’égide de M.Van Rompuy. Et enfin, il est nécessaire de créer des euro-obligations qui sont indispensables pour stopper le chantage des marchés contre les Etats et la propagation de la crise dans la zone euro. Contrairement à ce qu’affirme M.Fillon, ces euro-obligations ne seront pas une menace pour les finances de la France, mais une digue pour protéger la France et les autres pays de l’UE contre la propagation de la spéculation.

Harlem Désir invité d’Europe 1 pour parler de la Grèce et des primaires socialistes

Posté le Vendredi 22 juillet 2011 |

Harlem Désir était invité sur Europe 1 pour parler du plan d’aide à la Grèce, qu’il juge nécessaire mis insuffisant, et de l’organisation des primaires du PS.
Vous pouvez retrouver son interview en cliquant ici

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Face à la crise, l’Europe a besoin d’un sommet qui agit, pas d’un sommet qui subit !

Posté le Mercredi 13 juillet 2011 |

Depuis plusieurs semaines, les attaques spéculatives ne cessent de s’accentuer contre les pays les plus fragiles de la zone euro. L’attitude des agences de notation jette de l’huile sur le feu. La Grèce ne peut plus faire face à ses échéances.

Le Parti socialiste demande qu’un sommet extraordinaire de la zone euro soit immédiatement convoqué pour prendre d’urgence les mesures nécessaires.

Nous demandons un sommet qui agit, pas un sommet qui subit !

Le Gouvernement français, qui se dit favorable à un sommet extraordinaire, a été incapable de proposer de réponse européenne efficace face à la crise.

L’Europe paie aujourd’hui le prix des hésitations de ses dirigeants et des réponses trop tardives et insuffisantes qu’ils apportées.

Face au déchaînement des marchés, les gouvernements conservateurs ont agi trop peu et trop tard. L’Europe doit se ressaisir !

Pourtant, face à cette situation exceptionnelle, les tergiversations continuent. Ce n’est pas acceptable. Il n’est plus l’heure pour les Etats membres de se défausser les uns les autres, il est temps d’agir.

L’Europe doit aujourd’hui absolument faire preuve de solidarité sous peine de voir la crise s’aggraver encore et mettre en danger toute l’économie européenne et tous les pays du continent.

Il est urgent de fixer les montants nécessaires et les modalités de refinancement de la Grèce afin d’éviter la contagion et, plus largement, de renforcer la solidarité entre pays européens. L’Europe a besoin d’obligations européennes (eurobonds), d’une taxe sur les transactions financières, d’une agence publique de notation et de l’encadrement des agences privées et d’une lutte efficace contre les fonds spéculatifs.

Harlem Désir, Premier secrétaire par intérim

En matière de croissance, « une hirondelle statistique ne fait pas le printemps » pour Harlem Désir

Posté le Vendredi 13 mai 2011 |

Le numéro 2 du PS Harlem Désir a dit vendredi que la France « Ã©tait loin d’être sortie de la crise » et a mis en garde contre « l’autosatisfaction du gouvernement », après l’augmentation de 1% de la croissance au premier trimestre.
« Une hirondelle statistique ne fait pas le printemps économique », a déclaré à l’AFP M. Désir, estimant que la brusque accélération de la croissance reposait sur des « Ã©léments conjoncturels ».

« Nous sommes loin d’être sortis de la crise, et le risque aujourd’hui c’est celui d’une croissance sans emploi », a-t-il poursuivi, mettant en garde contre des « statistiques très fragiles ».
« Il n’y a pas de quoi pavoiser pour ce gouvernement incapable de juguler le chômage, qui fait exploser les déficits avec ses cadeaux aux plus riches et qui ne redresse pas la compétitivité de notre économie », a ajouté M. Désir.

« La priorité pour les Français c’est l’emploi et le pouvoir d’achat et non l’autosatisfaction du gouvernement », a-t-il conclu.
La croissance du produit intérieur brut (PIB) au cours des trois premiers mois de 2011 a « accéléré vivement » pour atteindre un niveau inégalé depuis le deuxième trimestre 2006, a confirmé vendredi l’Insee. « Une très bonne nouvelle pour l’économie française », selon la ministre de l’Economie Christine Lagarde.
(AFP)