Violation des droits de l’homme en Gambie
Posté le Mercredi 12 octobre 2011 | Harlem Désir
Interpellé par des ONG et des fédérations de journalistes sur la condamnation à mort de sept militants gambiens, Harlem Désir a écrit à la Haute Représentante Catherine Ashton afin de savoir quelles actions la Commission européenne pouvait entreprendre au nom de l’Union européenne. Pour rappel, la Gambie est signataire de l’accord de Cotonou et est tenue de ce fait de respecter les droits de l’homme et les libertés fondamentales.
Vous trouverez ci-dessous la question posée par Harlem Désir et la réponse de la Commission, qui s’engage à considérer la question des atteintes aux droits de l’homme de façon prioritaire mais qui, outre le dialogue politique, n’envisage pas pour le moment d’autres actions.
“Sept militants gambiens, parmi lesquels trois journalistes et un membre de l’opposition, ont été inculpés le mois dernier de trahison et encourent aujourd’hui la peine de mort pour avoir réalisé et distribué des tee-shirts avec un message appelant à en finir avec la dictature en Gambie.
Alors que plusieurs ONG et des fédérations de journalistes appellent le gouvernement gambien à abandonner ces inculpations de trahison, le procureur général reste, au nom du gouvernement, inflexible, jugeant la peine de mort appropriée pour ce qu’il considère être «des crimes abominables».
Il est inadmissible que l’Union européenne reste inactive face à cette nouvelle violation des Droits de l’homme en Gambie. Cette violation de la liberté d’expression s’ajoute en effet, dans ce pays, aux arrestations arbitraires, disparitions forcées, actes de torture ou encore procès iniques, et ce alors que la Gambie est signataire de l’accord de Cotonou et de ce fait liée par l’obligation de respecter les Droits de l’homme et les libertés fondamentales (article 9). (Lire la suite…)
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