Harlem Désir

Député Européen / Secrétaire National du PS

Plénière “Le monde dans 20 ans : coopération contre compétition”

Posté le Lundi 30 août 2010 | Harlem Désir

Harlem Désir a co-animé la plénière “Le monde dans ving ans : coopération contre compétition” à l’Université d’été de la Rochelle.

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Harlem Désir, Gilles Pargneaux et Javier Moreno-Sanchez appellent le Conseil européen à défendre une taxe sur les transactions financières au G 20 de Toronto

Posté le Lundi 21 juin 2010 | Harlem Désir

harlem-desir-gpf-21062010Le 21 juin Harlem Désir avec Gilles Pargneaux, eurodéputé du Nord-Pas de Calais, et Javier Moreno-Sanchez, Secrétaire général du Global Progressive Forum, ont tenu une conférence de presse au Parlement européen pour appeler à la création d’une taxe sur les transactions financières (sur le même principe que la taxe Tobin, mais qui porterait sur tous les types de transactions financières).
Harlem Désir, engagé depuis des années pour la taxation de la finance globale, a insisté sur les bénéfices qu’elle apporterait : stabilisation des marchés, encouragement aux investissements de long terme plutôt qu’à la spéculation immédiate, et ressources nouvelles pour les Etats afin de financer l’adaptation au changement climatique, la relance économique et l’aide aux pays en voie de développement. Selon l’estimation reprise par la Commission européenne, la taxe sur les transactions financières pourrait rapporter 500 milliards d’euros par an, dont 200 milliards pour l’UE : de quoi remplir largement les engagements des Etats-membres en matière d’aide publique au développement, par exemple.
Pour se mobiliser en faveur de la taxe sur les transactions financières : http://europeansforfinancialreform.org/en/node/206/

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Pré-rapport sur la responsabilité sociale des entreprises dans les accords de commerce internationaux

Posté le Mercredi 9 juin 2010 | Harlem Désir

Après plusieurs mois d’auditions, voici le pré-rapport que je viens de boucler dans le cadre des travaux de la Commission du commerce international du Parlement européen. Il porte sur la responsabilité sociale des entreprises dans les accords de commerce internationaux.

Vous pouvez le lire en cliquant ici.

Bonne lecture !

Harlem Désir.

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Cannes : la droite n’aime t-elle que le cinéma qui pense comme elle ?

Posté le Dimanche 23 mai 2010 | Harlem Désir

La polémique sur le film Hors la loi est totalement déplorable. Déplorable parce que les censeurs de l’UMP attisent la concurrence des souffrances, des mémoires et proposent de déchirer des pages entières, souvent sombres, de notre histoire nationale. Sur chaque rive de la Méditerranée, des voix minoritaires et extrêmistes, mais bruyantes, refusent de refermer les plaies ouvertes au siècle dernier. Ils sont à rebours de l’Histoire, qu’il faut assumer mais pour avancer, et en décalage total avec les citoyens de nos pays qui savent qu’à l’heure de la mondialisation le destin de la France et de l’Algérie, comme de l’Europe et de l’Afrique, sont intimement liés. En ce 50e anniversaire des indépendances africaines, ces élus UMP ont préféré la régression, le simplisme, la haine: ils ne servent pas la France.

Polémique déplorable surtout parce c’est un film, une fiction, et à ce titre une œuvre d’art parfaitement libre. Il y en a assez d’une certaine droite qui veut interdire de penser ce que l’on veut et de l’écrire, de le peindre ou de le filmer : hier c’était Eric Raoult qui voulait imposer un “devoir de réserve” à Marie NDiaye, c’était Eric Besson qui attaquait le film Welcome de Laurent Cantet, c’était l’oeuvre de la jeune artiste Chinoise Ko Siu Lan sur Sarkozy retirée par les Beaux-Arts, et maintenant Lionel Lucca qui vocifère contre ce film. Il n’y a pas de place dans la République pour une police UMP de la création et de la pensée !

ll y a, depuis l’arrivée de Nicolas Sarkozy au pouvoir, une berlusconisation rampante de la droite française, qui voudrait dicter aux citoyens ce qu’ils doivent aimer et aux artistes ce qu’ils doivent créer. Et cette polémique sur Hors la loi est aussi ridicule que le boycott du Festival de Cannes par le Gouvernement italien, qui proteste contre la sélection de Draquila, dénonciation virulente du clientélisme berlusconien après le drame de L’Aquila.

La liberté d’expression, de pensée, de création est la marque des grandes démocraties, et une conquête trop précieuse pour en céder la moindre part. Je dis cela en songeant à un grand absent du Festival de Cannes, Jafar Panahi, cinéaste qui devait appartenir au Jury mais qui est retenu dans la prison iranienne d’Evin pour avoir envisagé de consacrer un film aux manifestations de 2009 contre le pouvoir. Il appartient à ces Iraniens qui ont choisi de mener une lutte pacifique pour la liberté, par l’art et la parole, et dans leur pays, comme Shirin Ebbadi, l’avocate Prix Nobel de la paix, et cet autre cinéaste Mohammad Nourizad lui aussi emprisonné et battu.

Harlem Désir

Post-scriptum : sous ce billet, je vous invite à découvrir le court-métrage des cinéastes engagés aux côtés des travailleurs sans-papiers “On bosse ici, on vit ici, on reste ici !”.

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Pour Continental, le prix de la dignité est de 260 dinars

Posté le Mardi 30 mars 2010 | Harlem Désir

600 des 1.120 salariés de l’usine Continental de Clairoix, licenciés pour motif économique en 2009, ont reçu lundi par lettre recommandée une proposition de reclassement à Bizerte en Tunisie, rémunérée 260 dinars par mois, soit 137 euros pour un travail d’opérateur de production.
 
Il s’agit là d’une provocation indigne de la part de la direction de Continental, d’une atteinte à la dignité des travailleurs de Clairoix. Pour Continental, le prix de la dignité par le travail est de 260 dinars, c’est à dire le salaire minimum tunisien.
 
C’est un geste de mépris insupportable dans un contexte de conflit social dur, et après des licenciements dont la brutalité a ému les Français.
 
Contrairement à ce qu’affirme Continental, cette offre n’est pas une obligation légale rigide, la législation incite l’employeur à hiérarchiser les offres de reclassement en privilégiant les postes équivalents en son sein - et non dans une de ces filiales comme c’est le cas pour les salariés de Clairoix -, et en France.
 
C’est donc bien la direction de Continental qui prend la responsabilité de déclencher la colère et le désespoir des salariés, dont les familles connaissent d’immenses difficultés et méritent le respect.
 
Je demande que l’inspection du travail se saisisse au plus tôt de ce dossier.

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