Harlem Désir

Secrétaire national à la Coordination / Député européen

Vote du Parlement pour demander la mise à l’étude la taxation des transactions financières.

Posté le Mercredi 10 mars 2010 | Harlem Désir

En l’an 2000, j’avais déposé avec les députés européens de l’intergroupe “taxation du capital et mondialisation” la première résolution demandant que la Commission européenne étudie la faisabilité d’une taxe sur les mouvements de capitaux spéculatifs. Cette résolution n’avait pas été adoptée, à quelques voix près.
Aujourd’hui 10 ans ont passé, le G20, comme plusieurs Etats membres de l’UE, n’écartent plus l’hypothèse d’une telle taxe, et surtout la crise financière et économique de 2008 est venue rappeler les dégâts que la volatilité des marchés financiers et l’absence de contrôle peuvent causer.
C’est pourquoi je me réjouis de l’adoption à une très large majorité aujourd’hui de la résolution relative aux taxes sur les transactions financières. Il ne s’agit encore que d’un pas modeste vers sa réalisation, mais le message est clair. Le Parlement demande à la Commission de se saisir enfin de ce sujet et de travailler à un projet concret de mise en oeuvre d’une telle taxe. Elle aurait le double avantage de contribuer à stabiliser les marchés et de générer des revenus énormes qui aideraient les pays en développement à financer leur adaptation aux défis du changement climatique, leur accès à l’énergie propre, et la lutte contre la pauvreté. Cette taxe est plus que jamais nécessaire, le combat continue !

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Une commission faible qui ne sortira pas l’Europe de la crise

Posté le Mardi 9 février 2010 | Harlem Désir

Avec les autres députés européens socialistes français, je n’ai pas voté la confiance à la Commission Barroso à l’occasion du vote d’investiture du Parlement européen.

Le vote d’investiture de l’exécutif qui va diriger l’Union européenne pour les cinq prochaines années est un acte politique majeur du Parlement européen. Il porte non seulement sur les compétences des candidats commissaires, mais aussi sur l’orientation de la future Commission affichée à l’occasion des auditions devant le Parlement européen. 

Or, les auditions qui se sont déroulées devant les commissions du Parlement ont d’abord été marquées par le niveau très inégal des candidats proposés. Plusieurs candidats commissaires en charge de domaines d’action décisifs pour l’avenir de l’Union européenne, y compris les plus emblématiques du nouveau traité, comme la politique étrangère et de sécurité commune, ont montré un manque de compétence et une impréparation qui vont déboucher sur un affaiblissement sans précédent de l’exécutif européen. 

Cette faiblesse de l’équipe qui doit diriger l’Union européenne est particulièrement grave dans un moment où l’Europe doit faire face à une crise profonde et à d’immenses défis internationaux, en même temps qu’elle doit restaurer la confiance des citoyens dans le projet européen. 

Le collège proposé n’est tout simplement pas à la hauteur. Ce constat aurait dû amener au retrait de plusieurs candidats, et non de la seule candidate présentée initialement pour l’aide humanitaire. 

Les candidats ont également le plus souvent refusé de s’engager sur de grandes questions relevant de leur champ de compétence, laissant les députés dans l’ignorance de la politique qui sera menée. Ainsi, les futurs commissaires ne se sont pas engagés sur des points essentiels aux yeux des socialistes pour une véritable stratégie de sortie de crise, pour répondre à l’urgence sociale et climatique, et pour un renouveau du projet européen : aucun engagement substantiel sur l’harmonisation fiscale et l’harmonisation sociale, sur l’ambition d’une politique industrielle, sur les moyens de l’Union, son budget, la politique régionale et la politique agricole, sur la protection des services publics et des services sociaux, ou encore sur les véritables priorités et  orientations de la politique étrangère et de sécurité commune. 

Cette stratégie d’esquive confirme le choix d’une Europe minimaliste, effacée, à dominante libérale. 

L’Europe a besoin de vision, d’ambition et d’impulsion avec un exécutif qui soit le moteur de l’intégration européenne. Par son orientation majoritairement conservatrice et libérale comme par  sa composition, la Commission proposée ne répond pas à cet objectif. 

Le vote des députés européens socialistes français contre l’investiture de José Manuel Barroso indiquait déjà clairement notre refus d’une Europe réduite aux acquêts de l’intergouvernemental. 

Les députés socialistes français n’accorderont pas davantage leur vote d’investiture à la Commission proposée. 

À l’occasion de ce vote, le Parti socialiste défendra, plus que jamais, la nécessité d’une nouvelle impulsion pour bâtir une véritable Europe politique, économique et sociale.

 

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Harlem Désir répond aux questions de Capital.fr

Posté le Vendredi 29 mai 2009 | Harlem Désir

capital1 “Il faut en finir avec cette Commission européenne qui est aux mains des ultralibéraux”

A la traîne dans les sondages, le Parti socialiste durcit le ton. Harlem Désir, tête de liste en Ile-de-France tape sur l’UMP et sur José Manuel Barroso. Le député européen détaille aussi les principales propositions économiques et présente le PS comme la seule alternative crédible au changement.

Capital.fr : Crise économique, faible popularité du gouvernement et pourtant le PS n’en profite pas dans les sondages…
Harlem Désir : Contrairement à la droite où l’offre politique est concentrée, le Parti socialiste doit en plus de l’abstention se battre contre la dispersion. Les Français doivent bien comprendre que face à l’UMP, le Parti socialiste et ses alliés européens sont la seule force politique crédible pour permettre le changement et défendre une Europe sociale. (Lire la suite…)

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Harlem Désir dans Le Figaro:«On ne changera pas l’Europe avec la même majorité»

Posté le Samedi 9 mai 2009 | Harlem Désir


Crédits photo : Le Figaro

Propos recueillis par Nicolas Barotte
09/05/2009

LE FIGARO. - L’UMP propose une «Europe qui protège». Quelle différence avec le PS ?

Harlem DÉSIR. -Nous défendons en fait deux visions opposées de l’Europe. Le vrai programme des droites européennes, c’est leur bilan. C’est la directive Bolkestein, la dérégulation économique et sociale, la mise en concurrence des travailleurs de l’Est et de l’Ouest, la directive temps de travail portée à 65 heures par semaine, la libéralisation des services publics, l’absence de relance européenne coordonnée, la honteuse directive retour sur l’immigration… Aujourd’hui, « l’Europe qui protège » est un slogan schizophrénique pour l’UMP. Le temps d’une vraie confrontation est venu. L’Europe est face à un choix historique. (Lire la suite…)

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Harlem Désir sur L’Express.fr: “L’UMP fait tout pour éviter le débat”

Posté le Mercredi 6 mai 2009 | Harlem Désir

l'express

Par Estelle Gross, publié le 06/05/2009.

Le président de la République tenait mardi une réunion sur l’Europe, à Nîmes, à la veille du 2ème anniversaire de son investiture. LEXPRESS.FR a interrogé Harlem Désir, tête de liste du Parti Socialiste en Ile de France.

Nicolas Sarkozy fête mercredi 6 mai son deuxième anniversaire à la tête de l’Etat. Votre sentiment ?

Ce sont deux années d’échecs et de promesses non tenues. Il devait être le président du pouvoir d’achat, il est celui du bouclier fiscal et de l’iniquité de la répartition des richesses. L’école est délaissée, les hôpitaux abandonnés avec, en prime, 20 000 suppressions de postes, les juges d’instruction sont remis en cause…  Face à la crise, il n’y a pas eu de véritable plan de relance et le bilan de la présidence française de l’Union européenne est totalement imaginaire. (Lire la suite…)

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